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Évaluation certificative en langues nationales: 38 000 candidats prennent part à l’évaluation

Dans le cadre de la promotion des langues nationales, le Ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN), Jacques Sosthène Dingara, a procédé, ce lundi 19 mai 2025 à Ouagadougou, au lancement officiel de la session 2025 de l’évaluation certificative des apprenants en alphabétisation.38 000 candidats prennent part à l’évaluation, avec un fait marquant de plus de 75 % de femmes. 

Lancement officiel

Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales a annoncé que l’évaluation des acquis en alphabétisation, qui est à sa troisième session, est désormais un examen généralisé au niveau national. Autrefois organisé localement, cet examen vise aujourd’hui à valoriser davantage les acquis en alphabétisation. « Notre objectif est d’en faire un examen national reconnu au même titre que les autres examens organisés à l’échelle nationale », a-t-il déclaré.

Les candidats

Le premier responsable du MEBAPLN a fait savoir que cette année, environ 38 000 candidats prennent part à l’évaluation, avec un fait marquant de plus de 75 % de femmes.  « Il y a des apprenants qui ne savent ni lire ni écrire en français, mais aussi des enseignants, des diplômés, des cadres de l’administration, ce qui montre que l’alphabétisation concerne toutes les catégories sociales », a-t-il expliqué.

Le MEBAPLN Jacques Sosthène Dingara

Par la même occasion, Jacques Sosthène Dingara a lancé un appel à l’ensemble des fonctionnaires des différents ministères, les autorités afin qu’ils apprennent à lire et à écrire dans leurs langues nationales, en prélude à leur officialisation. Il a rassuré que des efforts seront faits pour permettre aux titulaires du certificat d’alphabétisation d’accéder à l’emploi et de tirer un bénéfice concret de ce diplôme.

Élie Seihon, Directeur général des examens et concours de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle

De son côté, Élie Seihon, Directeur général des examens et concours de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle, a laissé entendre que la formation des apprenants a duré environ quatre mois. Durant cette période dit-il, les animateurs ont veillé à intégrer les contenus des curricula élaborés par la Direction générale de l’éducation non formelle. Élie Seihon a précisé que l’évaluation se déroule dans toutes les régions du Burkina Faso, avec plus de 14 langues concernées. « C’est une grande source de satisfaction. Lorsque l’on voit l’augmentation significative des effectifs, on ne peut qu’être fier de l’engouement que suscite cette initiative », a conclu M. Seihon.

Némata Kaboré (Stagiaire)

LA PLUME

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