Ouagadougou : Le Maouloud du Cheick Soufi, Moaze Ouédraogo se tiendra le 1er Novembre à Tanghin

Le Cheick Soufi, Moaze Ouédraogo a annoncé ce mercredi 29 Octobre 2025 à travers un point de presse la tenue de la 16e édition de son Maouloud qui se tiendra le 1er novembre au quartier Tanghin sur le thème : « L’acceptation de l’autre et le respect mutuel : facteurs de cohésion sociale et de paix durable » à partir de 20h 30.
Cette 16ᵉ édition vise à promouvoir la paix, la cohésion sociale et l’acceptation mutuelle, tout en renforçant l’unité entre les filles et les fils du Burkina Faso par une veillée de prêche, de prières et de grandes bénédictions. Face à la presse, le Cheick Soufi, Moaze Ouédraogo, fondateur de la Communauté internationale des soufis du Burkina Faso (C.I.S) a expliqué que le soufisme représente « le côté ésotérique, humaniste et linguistique de l’islam », ajoutant qu’il constitue « la troisième extension de l’islam, qui est l’excellence dans la foi ». Selon lui, le soufisme consiste également à éduquer l’âme de l’être humain. Le guide spirituel a rappelé que la Communauté en est à sa 16ᵉ édition du Maouloud soulignant que « les moments du Maouloud ne sont pas passés, car le Prophète (SAW) jeûnait chaque lundi ». Il a insisté sur le fait que rien ne vaut la paix, car « quand il y a la paix, tout est possible ».
« Je ne suis pas quelqu’un qui reste seulement dans mon village, ma province ou mon pays. J’ai fait le tour du monde. J’ai vu des pays très riches, avec du pétrole et toutes sortes de richesses, mais comme il n’y a pas la paix, j’ai trouvé que nous, qui n’avons pas toutes ces ressources, nous sommes mieux. J’ai trouvé que le Burkina est un paradis sur terre », a-t-il déclaré. Toutefois, il a précisé que la paix a des conditions. Pour lui, les gens ne peuvent pas simplement s’asseoir et espérer la paix, ni se contenter de la souhaiter dans leurs prières. « Il faut poser des actes qui favorisent la paix », a-t-il affirmé, citant insistant sur la sensibilisation de toutes les couches sociales sur la paix, l’acceptation de l’autre et le respect mutuel.
« Les musulmans doivent accepter les chrétiens sans condition, les chrétiens doivent accepter les musulmans sans condition, et les non-religieux doivent accepter les religieux sans condition, car ce ne sont pas les êtres humains qui jugent », a-t-il précisé. Le guide spirituel Cheikh Moaze a également invité les hommes et les femmes du Burkina à se tolérer, se pardonner et s’aimer, car, selon lui, c’est dans l’amour mutuel que Dieu sera avec tout le monde. « Cette terre burkinabè appartient à tout le monde : chrétiens, musulmans ou non-croyants. Personne ne peut exclure l’autre de ce pays à cause de sa religion. Nous sommes condamnés à nous accepter, et si nous le faisons, nous serons les meilleurs », a-t-il conclu.
Adjaratou Séré
LA PLUME



