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CASEM 2024 du MEBAPLN : Jacques Sosthène Dingara satisfait des acquis engrangés

Le Ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales (MEBAPLN), Jacques Sosthène Dingara a présidé ce lundi 23 décembre 2024 à Ouagadougou la deuxième session du Conseil d’Administration du Secteur Ministériel (CASEM) sous le thème : « Mise en œuvre des actions de réforme de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de la promotion des langues nationales au Burkina Faso : acquis et perspectives ».

Lors de son allocution, Jacques Sosthène Dingara a exprimé sa satisfaction en ces termes : « Nous avons assisté à la réouverture de 596 écoles entre octobre et novembre, ce qui a permis à près de 100 000 élèves de reprendre le chemin de l’école. C’est un bilan qui mérite d’être salué ». Il a tenu à remercier les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), soulignant que leur rôle dans la reconquête des zones en crise a été déterminant pour ces avancées. Il a également insisté sur les excellents résultats enregistrés en fin d’année scolaire. « Les taux de réussite aux examens et concours scolaires ont atteint des niveaux records », a-t-il déclaré avec fierté, ajoutant que le Taux Brut d’Admission (TBA) est passé de 84,7 % en 2022/2023 à 100,5 % en 2023/2024.

Jacques Sosthène Dingara, Ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales

Le Taux Brut de Scolarisation (TBS) a également progressé, passant de 74,4 % à 78,2 %. Ces chiffres, selon lui, traduisent les efforts collectifs des acteurs du système éducatif. En matière budgétaire, le premier responsable de l’Enseignement de Base a évoqué un taux d’exécution global de 75 %, malgré les contraintes imposées par une réduction significative du train de vie de l’État. « Beaucoup d’activités ont été réajustées, mais cela ne nous a pas empêchés d’obtenir des résultats satisfaisants », a-t-il précisé. Se tournant vers les perspectives, le Ministre Dingara a présenté 2025 comme une année charnière. Il a souligné sur plusieurs réformes majeures, notamment le développement de l’éducation préscolaire. « Le préscolaire est une priorité pour le chef de l’État. Nous voulons inculquer aux enfants, dès la maternelle, le civisme et les valeurs du Burkina Faso que nous construisons. C’est à cet âge que les habitudes se forment », a-t-il souligné.

Les participants

Il a également annoncé l’introduction de l’anglais dès le CE1, une réforme qui sera progressivement généralisée. « Nous avons commencé avec quelques écoles pilotes. Pour 2025, nous voulons qu’au moins deux écoles puissent expérimenter cette mesure dès le deuxième trimestre », dit-il. M. Dingara a également mis en avant d’autres initiatives importantes, telles que l’enseignement des langues nationales dans les écoles primaires et la généralisation du port de tenues scolaires en Faso Dan Fani, en Koko Dunda ou encore d’autres tissus traditionnels. Selon lui, ces mesures visent à promouvoir l’identité culturelle et le patriotisme dès le plus jeune âge. «Nous avons élaboré de nouveaux outils pédagogiques pour enseigner le civisme de manière harmonisée. Il est crucial que nos enfants soient instruits autrement, avec des valeurs adaptées aux défis de notre époque », a-t-il affirmé. Celeste Staley, cheffe de section Éducation à l’UNICEF et représentante des PTF, a pris la parole pour exprimer le point de vue des partenaires techniques et financiers (PTF).

Celeste Staley, cheffe de section Éducation à l’UNICEF et représentante des PTF

« Nous saluons les efforts déployés par le ministère et le gouvernement pour les avancées notables en 2024. Les résultats sont encourageants et pour 2025, nous sommes prêts à accompagner la mise en œuvre des réformes annoncées », a-t-elle indiqué. Elle a particulièrement fait savoir sur l’importance de l’éducation préscolaire, qui selon elle, est « essentielle pour poser les bases solides de l’éducation et du développement des enfants ». Par ailleurs, elle a réitéré l’engagement des partenaires à appuyer les réformes comme l’introduction de l’anglais dès le primaire et l’amélioration des conditions d’apprentissage. Celeste Staley a conclu en affirmant que l’UNICEF et les autres PTF continueront de soutenir activement le MEBAPLN dans ses efforts pour transformer le système éducatif du Burkina Faso. Malgré ces avancées, Jacques Sosthène Dingara a reconnu qu’il reste de nombreux défis à relever. « Nous savons que les besoins sont immenses et ne peuvent être satisfaits en une seule année budgétaire. Mais nous devons avancer progressivement, en priorisant les actions les plus impactantes », a-t-il laissé entendre.

Le présidium

Pour 2025, le budget global proposé pour le plan d’action s’élève à 471,52 milliards de FCFA, soit une réduction par rapport à l’année précédente. Cette baisse, selon le Ministre, reflète la volonté des autorités de rationaliser les dépenses publiques tout en maintenant la performance du secteur éducatif. Il a également signalé les défis liés à la gestion des ressources humaines, promettant d’intensifier les efforts pour mieux répondre aux attentes des acteurs du système éducatif. « Nous avons mis en place un cadre de concertation pour assainir la gestion des ressources humaines et améliorer les conditions de travail », a-t-il annoncé. Le chef de département a conclu son discours en lançant un appel à l’unité et à l’action collective. « L’éducation est un pilier fondamental de notre développement. Ensemble, nous devons continuer à œuvrer pour un système éducatif inclusif, résilient et performant », a-t-il confié. En lançant les travaux, il a exhorté les participants à examiner minutieusement les propositions de plan d’action et de programme d’activités pour 2025, en formulant des recommandations pertinentes pour garantir leur efficacité.

Salfo Zabré

LA PLUME

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