[EDITO] Attaque du palais Toumaï : Les vieux démons ressurgissent, Déby fils droit dans ses bottes !

Attaque du palais présidentiel du Tchad : Le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno avait-il une prémonition ? Probablement, oui, si l’on s’en tient à son discours de fin d’année. Déby fils avait pressenti que quelque chose se préparait lorsqu’il a « renvoyé » les troupes françaises chez elles.Le Maréchal a clairement affirmé que la rupture des accords militaires avec la France ne serait pas sans conséquences.
Eh bien ! Cette attaque du palais rose en est-elle les prémices d’une conséquence monumentale en gestation ? Même si cette attaque n’est qu’un essai pour connaître la stratégie ou la force de frappe de l’armée tchadienne, car, selon le communiqué du porte-parole du gouvernement tchadien, Abderaman Koulamallah, il s’agissait d’un commando de 24 membres lourdement armés. Et curieusement, cette attaque s’est produite quelques jours après l’annonce de la rupture des accords militaires avec la France. Ce n’est pas tous les jours que le Tchad subit une attaque, et encore moins contre le palais rose. Cela suscite de réelles interrogations. Mais Mahamat Idriss Déby Itno n’est pas sans fard, et il a même soufflé à l’oreille du peuple tchadien et du reste du monde ce qui pourrait advenir : « Nous n’avons pas écarté la possibilité que nos propres compatriotes soient, malheureusement, utilisés pour tenter de déstabiliser notre pays ».
Advienne que pourra, le chef suprême des armées, redoutable guerrier contre Boko Haram, a du pain sur la planche. Car les vieux démons ressurgissent, et il faudra faire le grand déballage. Il en est conscient, puisque l’attaque du palais visait à le « vitrifier ». Si le combat contre Boko Haram s’avère difficile, l’imbroglio avec le coq gaulois rendra la situation encore plus ardue, et plusieurs fronts pourraient s’ouvrir inéluctablement, comme c’est déjà le cas pour de nombreux pays de la sous-région.
Le printemps « africain » souffle, et certains dirigeants ont déjà humé l’air de l’indépendance totale et de cette souveraineté sans équivoque tant recherchée. Mais une chose est sûre : l’impérialisme ne cédera pas et il appartient aux dirigeants africains de prendre ensemble leur destin en main. Sinon, ils risquent de se retrouver de nouveau « enchaînés » sous une nouvelle forme de colonisation. En attendant, cette situation se déroule à une altitude qui frôle le ras des pâquerettes, et chaque mouvement en témoigne.
La Rédaction



