
Dans le cadre du soutien à la Confédération des États du Sahel (AES), le Rassemblement des Intelligences pour une Souveraineté de l’Afrique (RISA) a animé une conférence de presse ce samedi 8 février 2025 pour donner la lecture du RISA sur les avancées déjà réalisées par l’AES, mais surtout de s’interroger sur son avenir.
Dr Boukary Nébié, Secrétaire général (SG) du RISA, a rappelé que les trois chefs d’État de l’AES ont retiré leurs pays de la CEDEAO en raison de plusieurs manquements de cette institution. « La CEDEAO, avec sa force en attente, n’a jamais été capable de s’organiser pour envoyer des militaires combattre le terrorisme qui endeuille les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Même le Nigeria, qui abrite le siège de cette fameuse organisation, est sous la menace de Boko Haram, sans que l’organisation ne soit capable de lever une armée d’une poignée de militaires, pour aller mater Aboubacar Cheikh Haou », a-t-il déclaré.

Le SG du RISA a également souligné les grands chantiers mis en place par l’AES un an après cette décision historique et souveraine. Notamment, la signature du traité de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel le 6 juillet 2024, la rencontre d’échange des ministres des Affaires étrangères de l’AES à Ouagadougou afin de dégager une approche commune dans la définition des formalités de séparation avec la CEDEAO, ainsi que la mise en place de la Commission nationale de la Confédération de l’AES, dirigée par« le général» Bassolma Bazié.

Dr Nébié, a ajouté que ce qui semblait encore relever d’une vue de l’esprit pour les incrédules et les sceptiques est désormais une réalité. « La Confédération de l’AES est née. Elle a déjà posé des jalons et déroule son agenda sans se soucier des jérémiades de la secte-CEDEAO qui, visiblement, est encore dans son sommeil congénital », dit-il. Selon lui, l’avenir de la Confédération de l’AES est radieux, car elle est sur une bonne trajectoire. Le SG a notamment souligné qu’en termes de superficie, l’AES est cinq fois plus grande que la France. Dans le même élan, M. Nébié a insisté sur le fait que l’AES regorge de ressources naturelles dont l’exploitation rationnelle suffirait à prendre en charge ses populations, ainsi que de ressources humaines de qualité et d’une jeunesse consciente que son bien-être ne viendra jamais de sa soumission à l’impérialisme. Les membres du RISA ont réaffirmé leur soutien indéfectible et leur solidarité à tous les présidents africains qui se battent pour une véritable souveraineté de l’Afrique.

Le conférencier du jour a lancé un appel à tous les citoyens de l’espace AES, aux Africains du continent et de la diaspora, ainsi qu’à tous les peuples soucieux de la dignité humaine, afin qu’ils apportent un soutien sans faille à la lutte menée actuellement par les trois leaders de l’AES. « La lutte contre l’impérialisme et le néocolonialisme, ainsi que la lutte contre la guerre de recolonisation, malicieusement appelée « terrorisme », ne sont que des luttes pour la restauration de la dignité de l’Africain », a-t-il fait savoir. Dr Nébié a également souhaité que le Collège des chefs d’État de la Confédération de l’AES statue sur le sort des Maliens, Burkinabè et Nigériens travaillant dans les différentes institutions de la CEDEAO, car cela demeure une préoccupation majeure pour plusieurs familles. Pour conclure ses propos, ce dernier a invité les autres peuples frères africains, notamment ceux du Tchad, du Togo, du Bénin, du Sénégal, du Ghana et du Congo, à rejoindre l’AES.
Adjaratou Séré et Fatou Toé (stagiaires)
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