Décès maternels et périnatals : Des journalistes s’offrent un «background» à Ziniaré pour jouer leur partition

L’atelier de débriefing et d’information, des acteurs des médias sur les activités du SGI-eDMP a pris fin ce vendredi 8 août 2025 à Ziniaré. Des journalistes repartent donc avec un «background» bien étoffé et des suggestions pour contribuer à l’élimination des décès maternels et périnatals au Burkina Faso.
A l’issue de l’atelier les participants ont exprimé leur gratitude au ministère de la Santé pour l’organisation de cette rencontre. Ils ont proposé l’élaboration d’un document mettant en avant des messages clés à diffuser sur divers supports. Ces messages visent à sensibiliser la population, à transformer les mentalités et les comportements, afin qu’aucune femme ne perde plus la vie en voulant donner la vie. Parmi les messages clés on peut retenir entre autres : « La santé de la mère et de l’enfant, c’est l’affaire de tous », « Donner la vie en restant en vie dépend de toi, de moi, de nous », « Femme enceinte, ta santé et celle de ton enfant dépendent de toi ».
Les journalistes ont aussi suggéré que ces messages soient diffusés sur des plateformes numériques, à la radio, à la télévision, sur des panneaux publicitaires, dans la presse écrite et en ligne. Les cibles prioritaires sont les femmes. Quant aux lieux , il s’agit des marchés, des yaars, des salons de coiffure, etc. Concernant le contenu de sensibilisation, plusieurs formats ont été proposés, à savoir des reportage et des articles de presse sur les conditions de prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés en néonatalogie ; des reportages sur les problématiques liées au manque de sang et aux décès maternels et périnatals et des émissions interactives (radio et télé) animées avec des experts, des leaders d’opinion et des acteurs.
En rappel, la mortalité maternelle et néonatale demeure un problème de santé publique majeur dans le monde, en Afrique, et particulièrement au Burkina Faso. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque minute, une femme meurt des suites d’une complication liée à la grossesse. Chaque année, ce sont environ 287 000 femmes qui décèdent dans le monde, dont 90 % en Afrique.
Adjaratou Séré
LA PLUME



