Burkina Faso: Idrissa Nogo signe son retour avec le Front des journalistes VDP

Face à la désinformation et à la guerre de communication, le Front des journalistes VDP (FJ/VDP) a vu le jour , dirigé par Idrissa Nogo. Présenté à la presse ce 3 mai à Ouagadougou, il entend désormais inscrire la profession dans une dynamique de défense active des autorités actuelles dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré.
A sa prise de parole, Idrissa Nogo, secrétaire exécutif du mouvement a dénoncé ce qu’il qualifie de silence coupable de la presse nationale face à la désinformation savamment orchestrée par certains médias occidentaux. Citant Le Monde, Libération et RFI, il accuse ces organes d’avoir diffusé des récits biaisés sur les récents événements tragiques au Burkina, notamment les attaques de Barsalogho, contribuant ainsi, selon lui, à saper l’image des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et à affaiblir moralement le pouvoir des autorités actuelles.
Le FJ/VDP va plus loin en dénonçant l’implication présumée de plusieurs militaires burkinabè qualifiés de « factieux » dans des opérations de sabotage. Ces officiers, accusés de pactiser avec les Groupes Armés Terroristes (GAT), auraient à plusieurs reprises tenté de renverser le pouvoir en place et divulgué des informations stratégiques à l’ennemi. Le mouvement d’Idrissa Nogo cite également des personnalités civiles anciens ministres, journalistes, fonctionnaires qu’il accuse de faire le jeu de l’impérialisme et de chercher à plonger le Burkina dans une guerre civile.Face à ces menaces multiples, le Front des Journalistes VDP appelle à une transformation radicale du paysage médiatique national.
Inspiré de l’engagement des Volontaires pour la Défense de la Patrie, le collectif propose la création de cellules spécialisées dans les rédactions, la formation de journalistes à la communication de guerre, une présence accrue sur le terrain et une lutte frontale contre les fake news, les deepfakes et la manipulation de l’opinion sur les réseaux sociaux.Le FJ/VDP revendique une posture assumée de journalisme engagé, patriote et volontaire. « Il ne s’agit pas de mentir, mais de faire et gagner la guerre de la communication », a affirmé Idrissa Nogo, estimant que le Burkina ne peut se permettre d’abandonner le champ médiatique aux ennemis des autorités actuelles.
Il appelle à la mobilisation de tous les professionnels des médias pour soutenir la Révolution Progressiste Populaire, relancée par le Président du Faso, et participer à la reconquête de la souveraineté nationale.Dans un contexte où le pays est agressé sur plusieurs fronts, le Front des Journalistes VDP veut faire de la presse un levier de résistance et de cohésion. Une initiative qui, selon ses fondateurs, répond à une nécessité historique : celle de défendre l’existence même de la Nation burkinabè.
Djamal Ouédraogo
LA PLUME



