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Faso Mêbo:  Les membres de la coordination socio-professionnelle curent des caniveaux à l’arrondissement 12

Ce mercredi  23 juillet 2025, à l’arrondissement 12 de Ouagadougou, précisément au quartier Patte d’Oie, la solidarité communautaire a pris tout son sens. En réponse à l’appel du capitaine Ibrahim Traoré à l’union des fils et filles du pays pour bâtir un Burkina nouveau, les membres de la coordination socio-professionnelle se sont mobilisés pour soutenir activement l’initiative Faso mêbo. Entre curage de caniveaux et appui logistique, les participants ont démontré que la reconstruction du pays peut s’appuyer sur les forces vives locales.

Les membres de la coordination socio-professionnelle

Sur le terrain, l’engouement est palpable. Pour Ousmane Kaboré, coordonnateur de la coordination socio-professionnelle de l’arrondissement 12, cette initiative est la preuve que l’autonomie nationale est possible. « Le capitaine Ibrahim Traoré a appelé les fils et filles du Burkina à se mettre ensemble pour bâtir le pays. Et pour construire notre pays, l’aide ne viendra pas de l’extérieur. C’est avec nos moyens que nous allons le construire », a-t-il affirmé avec conviction. Il voit dans les réalisations concrètes de Faso mêbo, notamment le goudronnage des rues de la Patte d’Oie, une réponse visible aux aspirations des populations.

« Nous avons vu que Faso mêbo est venu ravir notre cœur dans notre quartier avec du goudron. Nous voyons que le capitaine Ibrahim Traoré travaille », a-t-il poursuivi.Face aux problèmes d’assainissement, les responsables du programme Faso mêbo ont sollicité l’appui des riverains pour le curage des caniveaux, dans l’objectif de prévenir les inondations et l’appel a été entendu: « Nous ne pouvons pas nous mettre en marge. Nous aussi avons mobilisé nos membres pour venir aider l’initiative Faso mêbo. Nous appelons les riverains à être à l’écoute pour qu’ensemble nous réglions les problèmes du quartier », a conclu Ousmane Kaboré.Le soutien est aussi institutionnel au sein de la Coordination des acteurs de l’économie informelle. Son vice-président, Sosthène Ouédraogo, salue une démarche concrète, tournée vers l’action. « Nous sommes ici pour accompagner l’esprit de Faso mêbo qui vient à point nommé. Les membres sont plus de 150 pour cette initiative. Nous avons décidé de les accompagner de bout en bout jusqu’à la fin de leur chantier », explique-t-il. Pour lui, cette mobilisation dépasse les simples intentions et se veut exemplaire.

« Nous avons préféré travailler sur le terrain et apporter notre savoir-faire pour que le chantier puisse aller loin. Ceux qui ont l’argent peuvent faire des dons, mais l’argent seul ne peut pas résoudre le problème. Il faut des bras valides », insiste-t-il.Mais au-delà de cette mobilisation ponctuelle, Sosthène Ouédraogo appelle à une réforme structurelle de l’économie informelle, souvent négligée dans les politiques publiques. « Nous ne pouvons pas construire une structure de la tête vers le bas. Les structures de l’économie informelle doivent se concentrer du bas vers le haut. Il faut réorganiser les structures associatives à partir des arrondissements vers les communes, puis au plan national », plaide-t-il, pointant les limites d’un modèle centralisé qui ignore les dynamiques locales.Cette journée d’engagement à la Patte d’Oie illustre ainsi une volonté forte des citoyens de prendre part activement au développement de leur environnement immédiat. Un exemple de patriotisme concret et d’unité populaire, qui pourrait inspirer d’autres arrondissements de la capitale et au-delà.

Djamal Ouédraogo

LA PLUME

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