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Restitution du rapport 2024 de l’OBM : éthique, défis et perspectives des médias

L’Observatoire burkinabè des médias (OBM) a tenu, ce vendredi 29 août 2025 à Ouagadougou, un atelier de restitution de son rapport 2024 à l’endroit des professionnels des médias. L’objectif de cette rencontre était de présenter les insuffisances relevées dans le paysage médiatique national et de proposer des pistes de solutions. La présentation s’est articulée autour de plusieurs points, notamment la méconnaissance de la charte, la responsabilité du journaliste, l’usage des réseaux sociaux, les constats généraux, des suggestions ainsi que des recommandations.

Le Présidium

Dr André Marie Bernard Pouya, rapporteur général de l’OBM, a rappelé, dans son introduction, que ce premier rapport de l’institution porte sur l’observation de la production médiatique au Burkina Faso. L’exercice a consisté à évaluer le degré de respect des règles d’éthique et de déontologie par les professionnels de l’information et de la communication. Le rapport couvre la période de décembre 2023 à septembre 2024. Il a été rendu public le 19 octobre 2024 au Centre national de presse Norbert Zongo, à l’occasion d’un point de presse, après validation. Le document a ensuite été remis officiellement aux membres statutaires de l’OBM lors des journées commémoratives de la liberté de la presse, le 20 octobre 2024. « Après l’Assemblée générale annuelle et statutaire de novembre 2024, le rapport a été remis au ministre d’État en charge de la Communication, devenu Premier ministre », a précisé Dr Pouya.

Dr André Marie Bernard Pouya, rapporteur général de l’OBM

Ce dernier a indiqué que les constats ne visent pas les contenus d’un média en particulier, ni la prestation spécifique d’un confrère. Ils servent uniquement à illustrer les insuffisances relevées par les observateurs internes. Pour lui, la plupart des observations se veut  transversale, vérifiable et pertinente pour plusieurs, voire toutes les catégories de médias. Les contextes professionnels et sociologiques ont également inspiré les observateurs, qui ont partagé leurs avis et appréciations à travers ce regard critique. Le rapporteur général a souligné que, malgré certains obstacles à la pleine expression du professionnalisme, le secteur des médias fait preuve d’un dynamisme qui traduit une véritable résilience. Cette résilience, selon Dr André Marie Bernard Pouya, est à mettre à l’actif de tous les acteurs : gouvernement, institutions de régulation, responsables d’organes de presse, professionnels des médias et consommateurs. Les observateurs ont relevé, au fil de l’exercice, des insuffisances récurrentes pour nourrir leur réflexion et enrichir le document. « De façon pratique, il était impossible de réaliser un monitoring exhaustif sur près de 400 organes que compte le paysage médiatique national. Ceux dont les contenus étaient les plus accessibles ont servi de base à l’étude. Les passages cités, les médias concernés ou les confrères auteurs ne sont que des exemples », a t-il précisé.

Les participants

Dr André Marie Bernard Pouya a enfin rappelé que ce rapport a une vocation pédagogique. « Il ne s’agit pas d’amplifier les atteintes à la loi ni de donner plus d’audience à des faits délictueux. Le but est de mettre en lumière ce qui ne va pas afin que la profession puisse s’en prémunir », a conclu Dr Pouya.

Némata Kaboré (Stagiaire)

LA PLUME

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