Lancement des activités des associations AJE et BIEN : Les professionnels des médias outillés sur les NTIC et les pratiques journalistiques

Ce vendredi 7 novembre 2025 a eu lieu le lancement officiel des activités de l’Association Jeunesse Éveillée pour l’Action (JEA), en collaboration avec l’Association Burkinabè d’Éducation et d’Information par le Numérique (BIEN). Ce lancement a débuté par une formation au profit des journalistes sur le thème : «Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) et pratiques journalistiques». La cérémonie s’est tenue sous le patronage du Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, et le marrainage de la Directrice Régionale de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Kadiogo. L’objectif de cette formation était de renforcer les compétences des acteurs de la presse audiovisuelle afin qu’ils deviennent les fers de lance de l’information numérique au Burkina Faso.

Emmanuel Bako, représentant de la Directrice Régionale de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Kadiogo, marraine de la cérémonie, a souligné que cette formation revêt une importance stratégique et capitale, tout en exprimant sa gratitude pour la confiance placée en elle. «Chers professionnels de la presse audiovisuelle, l’ère que nous vivons est celle d’une mutation digitale dans vos sphères communicationnelles et journalistiques», a t-il déclaré. Se référant au thème, M. Bako a estimé qu’il reflète parfaitement l’enjeu central du métier de journaliste aujourd’hui. Il a rappelé que, depuis toujours, la presse audiovisuelle joue un rôle essentiel dans l’éducation, l’information et le débat citoyen au Burkina Faso. «Cependant, l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication a changé les règles du jeu. D’abord, l’information circule plus vite, mais elle est devenue plus fragile. Ensuite, nos concitoyens sont désormais à la fois consommateurs et producteurs d’information. Enfin, les plateformes numériques dictent leurs propres codes», a déploré le représentant de la directrice.

Face à ce défi, le représentant de la Directrice Régionale a invité les journalistes à embrasser la révolution numérique pour continuer d’assurer leur mission fondamentale. Il a précisé que cette formation s’inscrit dans une dynamique d’apprentissage, d’innovation et de transformation des pratiques journalistiques, afin de mieux servir les citoyens. «Nous attendons de vous, chers apprenants, que vous appreniez à optimiser la force de l’image et du son sur les plateformes numériques, à maîtriser les techniques d’écriture web et de référencement, afin de donner à l’information burkinabè la visibilité qu’elle mérite. Renforcez également l’éthique pour être des remparts contre la désinformation, ennemi de la cohésion sociale, enjeu crucial dans le contexte actuel de notre pays», a-t-il invité.

Prenant la parole, Dr Yacinthe Judicaël Dipama, secrétaire général de la JEA, a déclaré qu’au regard du contexte de mondialisation et de globalisation, l’information circule désormais partout sur les plateformes numériques. Selon lui, dans le contexte actuel de crise sécuritaire où l’information joue un rôle capital, il est opportun d’outiller les acteurs du journalisme et de la communication pour qu’ils puissent s’adapter à ces nouvelles technologies incontournables. «Nous ne pouvons pas travailler sans ces outils. Il faut donc y voir non pas une menace, mais une opportunité pour améliorer les pratiques journalistiques. Nous estimons que cela permettra d’accompagner l’action gouvernementale dans son objectif de garantir une information juste et vérifiée au citoyen burkinabè», a t-il expliqué. Tout en souhaitant qu’à l’issue de cette formation, les journalistes repartent avec les outils et les compétences nécessaires pour collecter, traiter et diffuser l’information, notamment dans ce contexte d’insécurité, tout en intégrant les apports des nouvelles technologies.

Pour sa part, Charles Da, représentant de l’Association BIEN, a laissé entendre que le numérique n’est pas un luxe au Burkina Faso, mais une chance, une ouverture et un moteur de transformation. Celui-ci a rappelé que l’Association BIEN s’engage à faire du digital un outil d’émancipation et de développement pour tous. «Contribuer à former les jeunes, informer les citoyens et valoriser les savoirs locaux constituent notre mission. Parce que chaque clic peut changer une vie, nous croyons en un Burkina où le numérique devient une force d’équité, de connaissance et de progrès durable», a t-il déclaré.
Némata Kaboré (Stagiaire)
LA PLUME



