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APSA-Sahel : 167 tracteurs remis aux producteurs semenciers du Burkina

La cérémonie officielle d’installation du Bureau exécutif de l’Alliance des producteurs de semences agricoles du Sahel (APSA-Sahel) s’est tenue ce mercredi 26 novembre 2025 à Ouagadougou. Elle a été présidée par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombié, accompagné de son homologue du Niger, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane ainsi que de plusieurs autres autorités.

Le Présidium lors de la cérémonie

À l’issue de la cérémonie, les ministres ont procédé à la remise officielle de matériels agricoles, notamment 167 tracteurs, aux membres de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semenciers du Burkina (UNPS-B). Le président de l’APSA-Sahel, Inoussa Ouédraogo, a indiqué que la mise en place du Bureau exécutif vise à mobiliser, organiser et professionnaliser la production de semences de qualité, adaptées aux sols, au climat et aux défis du développement agricole dans l’espace communautaire.«La semence agricole de qualité contribue à près de 40 % de la productivité agricole. C’est pour cela que les pays de l’Alliance du Sahel se sont unis pour avancer dans la même dynamique que les Excellences des trois pays, dans un souci de souveraineté alimentaire », a-t-il déclaré. M. Ouédraogo a ajouté qu’après la souveraineté sécuritaire, vient la souveraineté alimentaire, qui demeure primordiale. «Aujourd’hui, nous vivons les mêmes réalités agroclimatiques et les mêmes réalités sécuritaires. L’alimentation de nos peuples nous paraît essentielle, et pour y parvenir, il faut un véritable alignement permettant une production intensive dans tous les pays », a-t-il confié.

Le président du Bureau Exécutif de l’APSA-Sahel, Inoussa Ouédraogo

Le président de l’APSA-Sahel a noté que l’organisation s’engage à promouvoir la production et la commercialisation de semences et de plants de qualité adaptés aux conditions agroclimatiques du Sahel, à faciliter la libre circulation des semences entre les États membres de l’AES et à renforcer les capacités des producteurs et des organisations semencières.Pour sa part, le Ministre en charge de l’agriculture , des ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombié a laissé entendre que les 167 tracteurs mis à la disposition des producteurs semenciers visent non seulement à permettre d’accroître les superficies et les volumes de production, mais aussi à moderniser les activités, à renforcer la mécanisation et à réduire la pénibilité du travail.

le Ministre en charge de l’agriculture , des ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombié

Le Ministre a réaffirmé l’engagement des départements en charge de l’agriculture à accompagner durablement la production semencière. Il a également salué la présence de son homologue nigérien, estimant que cette rencontre a permis des échanges fructueux sur des questions stratégiques telles que la mutualisation des moyens, des ressources et des initiatives pour renforcer la résilience du secteur agricole et animal.

le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage du Niger, le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane

Le ministre nigérien de l’Agriculture et de l’Elevage, le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane dans son allocution, a affirmé que les pays du Sahel sont engagés dans un combat essentiel pour assurer la souveraineté alimentaire de leurs populations, restaurer leur capacité à se nourrir et bâtir un secteur agricole fondé sur les intrants locaux et des institutions solides. « Les gouvernements de l’AES font du secteur rural une priorité absolue. Unis dans un Sahel marqué par la sécheresse, les défis climatiques, les pressions sécuritaires et les perturbations mondiales, nos nations ont décidé d’engager un virage historique », a-t-il déclaré.

Remise des clés des tracteurs

S’adressant aux membres de l’Alliance, il a souligné que la création de l’APSA-Sahel représente un acteur politique majeur : un cadre fédérateur pour les producteurs de semences, un instrument d’intégration régionale, un levier pour structurer un marché unifié, un partenaire stratégique et une force politique capable d’influencer les normes des politiques et les orientations techniques. « Notre ambition est claire : faire passer la disponibilité des semences de qualité de 12 % à plus de 25 % au cours des cinq prochaines années », a-t-il conclu.

Adjaratou Séré/LA PLUME

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