
Sérieusement, un coup d’Etat en Guinée-Bissau ? Ou juste une mise en scène ? La nouvelle a surpris plus d’un en cette matinée du 26 novembre 2025, juste avant l’annonce des résultats de l’élection présidentielle. Et à peine 24 heures plus tard, le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, avait déjà quitté le pays pour trouver refuge à Dakar, puis à Brazzaville.
D’aucuns estiment que cette fuite précipitée fait suite aux propos du Premier ministre Sonko, selon lesquels le processus électoral devait suivre son cours, qualifiant ce « coup d’État » de simple « combine ». Plus troublant encore, une transition d’un an a été mise en place et, 72 heures après, un Premier ministre , ancien ministre d’Embaló et jadis son directeur de campagne, a été nommé pour conduire cette transition.
Sacrée Guinée-Bissau !Tout porte donc à croire que ce coup d’État est une mascarade orchestrée par Embaló lui-même pour éviter de céder le pouvoir à l’opposition, qu’il savait victorieuse. Celle-ci soutient d’ailleurs que la mise en scène avait pour but d’empêcher la proclamation de la victoire de son candidat, Fernando Dias. De nombreux observateurs ont dénoncé cet imbroglio et conclu à un déguisement destiné à maintenir l’ancien président aux affaires, même après son départ.
De quoi a-t-il peur, cet Embaló ? Vraisemblablement, il a quelque chose à perdre lorsque l’opposition prendra le pouvoir.C’est ridicule, enfin ! Mais sous nos tropiques, tout passe : condamnations interminables des institutions sous-régionales et internationales, quelques concertations… et basta, c’est consommé.
Eh bien ! S’il reste encore une once de crédibilité à la CEDEAO et à l’UA, c’est maintenant qu’elles doivent s’affirmer, sinon elles perdront à jamais la raison même de leur existence. Car à force de fermer les yeux, ces organisations finissent par devenir complices des dérives qu’elles prétendent combattre. l’Afrique mérite mieux que ce spectacle rédiculisant.
La Rédaction



