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Burkina : La carte universitaire au cœur de la deuxième session du CASEM 2025 du MESRI

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima Thiombiano, a présidé la deuxième session du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année 2025 du MESRI ce mardi 16 décembre à Ouagadougou. Placée sous le thème « Carte universitaire du Burkina Faso : perspectives d’une meilleure contribution de l’enseignement supérieur pour un développement harmonieux et durable », cette session s’est tenue en présentiel et en ligne, avec la participation des responsables de l’enseignement supérieur des différentes régions du pays.

Les participants lors du CASEM

Le Pr Adjima Thiombiano a indiqué que cette seconde session se tient à l’orée de l’année 2026, une année charnière pour la mise en œuvre de plusieurs réformes du ministère. Il a souligné que l’une des principales réformes retenues pour ce CASEM est la carte universitaire. « Vous êtes tous appelés à réfléchir à la meilleure stratégie de mise en œuvre de cette carte universitaire afin de garantir le plein succès de ce nouvel outil qui devra, en plus de permettre à chacun des établissements publics d’enseignement supérieur d’être érigés en pôles d’excellence », a-t-il exhorté.

Le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano

Le premier responsable du MESRI a précisé que bien que la carte universitaire constitue le thème central de cette session, d’autres réformes d’importance majeure sont également en cours, notamment la question des nouveaux régimes des études. Il a annoncé qu’à partir de l’année académique 2026-2027, toutes les dispositions prévues dans les arrêtés devront être pleinement mises en œuvre. A en croire le ministre Thiombiano, il existe un motif de satisfaction au regard des résultats déjà engrangés. En effet, au plan chiffré, le taux d’exécution physique des activités se situe autour de 75 %, même si ce taux devra être considérablement amélioré d’ici la fin du mois de décembre 2025. « Au-delà des chiffres, ce qui est important pour le Burkinabè lambda, c’est d’engranger des résultats concrets. C’est tout le sens des réformes engagées », a-t-il souligné.

Le Présidium à l’ouverture du CASEM

De son côté, le directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS), Jean-Paul Kyélem, chargé de l’accompagnement des travaux, a expliqué que cette deuxième session vise à examiner un certain nombre de documents élaborés conformément aux textes en vigueur. Il s’agit notamment d’examiner et d’adopter le programme d’activités du ministère, qui sera ensuite transmis au Secrétariat général du Gouvernement et à la Primature. Selon lui, ce programme identifie les différentes priorités sectorielles du ministère, qui seront mises en œuvre afin de contribuer à l’amélioration de l’offre de formation, à son accroissement et à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. « Il s’agira concrètement en 2026, de programmer les activités permettant d’opérationnaliser efficacement les différentes réformes, tout en poursuivant les actions nécessaires au fonctionnement des structures », a-t-il précisé. Le DGESS a par ailleurs rappelé que la carte universitaire constitue le document de référence du ministère pour la réorganisation et la dynamisation du secteur de l’enseignement supérieur, en vue d’une meilleure contribution au développement du pays. Sa mise en œuvre exigera une réorganisation des universités.

le directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS), Jean-Paul Kyélem

Parmi les principales activités mises en œuvre figurent l’adoption de la carte universitaire et du répertoire des offres de formation, l’adoption des cahiers des charges, la réalisation de certaines infrastructures pour renforcer le secteur de l’enseignement supérieur et améliorer l’accès des étudiants à l’éducation, ainsi que les activités classiques de pilotage et de fonctionnement du ministère. S’agissant des défis à relever, le DGESS a souligné la nécessité de poursuivre l’opérationnalisation des différentes réformes en 2026, de renforcer les infrastructures afin d’améliorer l’offre et la qualité de l’enseignement, d’améliorer les conditions de vie et d’études des étudiants, et de mener des actions en faveur de la recherche afin qu’elle devienne un véritable levier de développement.

Adjaratou Séré/LA PLUME

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