[ÉDITO] Opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES: Une force commune pour un Sahel plus fort

L’opérationnalisation de la Force unifiée de la Confédération des Etats du Sahel (AES) marque un tournant décisif dans la lutte contre l’insécurité qui éprouve durement le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Au-delà de la portée symbolique, cette force vient répondre à une exigence opérationnelle majeure qui est de soulager des armées nationales fortement sollicitées sur plusieurs fronts et confrontées à des menaces de plus en plus difficiles et transfrontalières.
En mutualisant les moyens, le renseignement et les capacités d’intervention, la Force unifiée offre une réponse collective à un défi qui ne connaît ni frontières ni replis nationaux. Elle traduit une compréhension lucide de la réalité sécuritaire du Sahel qui est qu’ aucun État ne peut, seul, venir durablement à bout du terrorisme. La coopération militaire n’est plus une option, elle est une nécessité vitale. Cette initiative incarne également une vision nouvelle de la sécurité en Afrique : une sécurité pensée, portée et assumée par les Africains eux-mêmes. C’est dans ce type de mécanisme endogène, fondé sur la solidarité, la confiance et la souveraineté, que se dessine l’Afrique forte à laquelle aspirent les peuples du continent.
Une Afrique qui refuse la fatalité et choisit l’action concertée. Mais pour que cette force tienne toutes ses promesses, l’engagement politique doit s’accompagner de moyens conséquents. Une force commune ne peut réussir sans ressources humaines suffisantes, sans équipements adaptés, sans logistique robuste ni soutien durable.
Mettre les moyens nécessaires, c’est donner à cette force la capacité de remplir efficacement sa mission : protéger les populations, reconquérir les espaces menacés et vaincre le terrorisme. La Force unifiée de l’AES porte l’espoir d’un Sahel plus stable et plus souverain. Elle mérite un soutien total, constant et sans ambiguïté. Car en renforçant cette initiative, ce sont non seulement trois Etats qui se défendent, mais c’est toute l’Afrique qui affirme sa volonté de prendre en main son destin sécuritaire.
La Rédaction



