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[ÉDITO] PM Ousmane Sonko à Rabat: Il faut vite calmer le jeu post-CAN !

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, se rend à Rabat ce lundi 26 janvier, alors que les tensions persistent entre supporters sénégalais et marocains après la finale houleuse de la CAN 2025. Une visite nécessaire, aussi bien sur le plan politique que géopolitique. Les tensions, exacerbées lors de cette finale de la Coupe d’Afrique des nations, doivent impérativement retomber, au risque d’embraser les relations sénégalo-marocaines.Avant tout, le football reste un jeu, et le Premier ministre sénégalais l’a très vite compris. C’est donc dans cette logique, et pour éviter que les relations entre les deux pays ne soient durablement compromises, que le chef du gouvernement effectue ce déplacement.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la Grande commission mixte Sénégal–Maroc, prévue lundi et mardi, selon le ministère sénégalais des Affaires étrangères. Malgré un climat tendu, Dakar et Rabat entendent maintenir le dialogue et préserver l’essentiel.Les deux pays entretiennent, en effet, des relations anciennes et étroites, notamment dans les domaines du tourisme, de l’énergie, des infrastructures, des transports et de la formation, sans oublier des liens religieux profonds. Il n’est donc pas question que des vagues de contestation et d’indignation fassent perdre de vue ce qui unit ces deux peuples frères depuis des décennies.Toutefois, pour apaiser durablement les tensions, la libération des 18 supporters sénégalais actuellement en détention au Maroc, poursuivis pour des faits de « hooliganisme », apparaît comme un geste fort et hautement symbolique.

Un tel signal contribuerait à rétablir la confiance et à calmer les esprits.Au-delà de cet épisode, les relations entre les deux pays pourraient être profondément affectées, sans aucun bénéfice pour leurs peuples respectifs. Le football a toujours été un facteur de rassemblement entre les nations ; il ne faudrait pas que, cette fois-ci, il devienne le levier de tensions inutiles entre États. La sagesse diplomatique doit donc l’emporter sur la passion des gradins.

La Rédaction

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