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Ouagadougou: 18 afrodescendants vivant en Angleterre saluent le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré 

En visite au Burkina Faso, des afrodescendants vivant tous au Royaume-Uni, majoritairement originaires de la Jamaïque et d’autres pays de la Caraïbe ainsi que de diverses nationalités, se sont recueillis hier 30 janvier 2026 au Mémorial Thomas Sankara à Ouagadougou. Cette démarche s’inscrit dans un voyage de reconnexion aux racines africaines et de soutien aux dynamiques politiques et sociales en cours dans le pays.

Arrachés à l’Afrique par l’histoire, dispersés dans les Caraïbes et en Occident, les afro-descendants portent encore en eux la mémoire d’une terre qu’ils n’ont parfois jamais foulée, mais à laquelle ils demeurent profondément attachés. Longtemps privés de leurs racines par la déportation de leurs ancêtres, ils sont aujourd’hui nombreux à revendiquer leur appartenance africaine et à entreprendre un retour symbolique vers la terre mère. Cette démarche, à la fois mémorielle, identitaire et politique, prend tout son sens au Burkina Faso, pays devenu pour eux un espace d’inspiration, de reconnexion et d’espoir. Président de la communauté burkinabè au Royaume-Uni, Wendpagnangdé Alain Rouamba conduit cette initiative qu’il inscrit dans une dynamique de rapprochement entre la diaspora et le continent. « Notre présence ici, au Mémorial, vise à permettre à des frères et sœurs de la diaspora de se reconnecter à leurs racines africaines », explique-t-il, soulignant que ce travail est mené depuis l’Angleterre.

Wendpagnangdé Alain Rouamba , Président de la communauté burkinabè au Royaume-Uni, est l’initiateur de cette initiative

Le choix du Burkina Faso s’est imposé naturellement. « Nous avons choisi le Burkina Faso comme pays de visite, notamment parce que beaucoup d’entre eux apprécient et soutiennent les actions que mène notre Président, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que la dynamique de la Révolution progressiste engagée dans notre pays », a-t-affirmé. Selon lui, les participants ont souhaité « apporter leur modeste soutien et leurs encouragements à cette révolution ». Le groupe est composé de descendants d’Africains déportés à travers l’histoire. «Il s’agit de descendants d’Africains qui, même s’ils ont été déportés à l’autre bout du monde dans les Caraïbes, notamment en Jamaïque, à Sainte-Lucie, à la Barbade et dans d’autres pays de la région revendiquent aujourd’hui leur appartenance africaine », précise Wendpagnangdé Alain Rouamba.

Les 18 afrodescendants ont posé au Mémorial Thomas Sankara

Dix-huit personnes prennent part à ce séjour de quinze jours à Ouagadougou, avec des visites prévues sur plusieurs sites culturels et touristiques du pays notamment à Laongo, la mare aux caïmans sacrés. De retour au Burkina Faso, le président de la communauté burkinabè au Royaume-Uni dresse un constat qu’il juge encourageant. « Ma perception est très positive. Ce que j’ai constaté de mes propres yeux est encourageant », a-t-il confié , estimant que la présence sur le terrain permet de mieux apprécier les avancées réalisées. «Je dis donc chapeau à nos dirigeants et aux forces engagées pour le travail abattu», ajoute-t-il, tout en appelant à poursuivre les efforts. Il insiste également sur l’engagement de la diaspora : « Nous sommes mobilisés et déterminés à continuer à les soutenir dans cette dynamique ». Pour lui, le développement du pays repose sur un effort collectif.

Jabulansi Urhobo a félicité le président du Faso pour le combat qu’il mène 

« C’est ensemble, Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, que nous pourrons relever les défis du Burkina Faso », affirme-t-il, rappelant que « la révolution n’est jamais facile, car rien ne se construit du jour au lendemain ».Parmi les visiteurs figure, Jabulansi Urhobo un membre de la diaspora afro-caribéenne vivant à Londres, originaire de la Jamaïque, pour qui ce voyage revêt une forte charge symbolique. « Nos ancêtres ont été kidnappés et arrachés à cette terre. Aujourd’hui, nous effectuons un pèlerinage vers notre terre mère », a-t-il déclaré. Inspiré par des figures panafricanistes, il souligne que « des leaders comme Thomas Sankara et Ibrahim Traoré nous inspirent » et « nous montrent ce qui est possible pour nous, malgré tout ce que nous avons vécu ». Son appréciation du séjour est sans réserve. « Jusqu’à présent, oui, j’ai beaucoup apprécié », confie-t-il, estimant que « le Burkina Faso est, selon moi, l’un des pays les plus inspirants, notamment du point de vue politique et des perspectives de développement futur ».

S’adressant à la diaspora,à travers la pensée de Marcus Mosiah Garvey : « Si vous n’avez pas confiance en vous-mêmes, vous êtes déjà deux fois vaincus dans la course de la vie ». Pour lui, « nous devons avoir confiance en nous-mêmes et en notre peuple, afin de reconnaître et de soutenir les actions positives qui sont menées pour notre bien-être collectif ». Il a invité également à dépasser les perceptions lointaines : « Il ne faut pas avoir peur de voyager, car le voyage ouvre l’esprit ».Enfin, son message au Président du Faso est sans équivoque. « Qu’il ne se décourage pas, et qu’il continue d’avancer avec détermination ». Et de conclure : « Nous, membres de la diaspora, sommes derrière lui et nous continuerons à le soutenir ».

Djamal Ouédraogo/LA PLUME

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