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COOPERATION BURKINA-SYSTEME DES NATIONS UNIES:  3 Programmes transformateurs majeurs alignés sur les priorités nationales validés 

Le gouvernement du Burkina Faso et le Système des Nations Unies ont procédé, le 6 février 2026 à Ouagadougou, à la validation officielle de trois Programmes transformateurs majeurs alignés sur les priorités nationales de stabilisation, de souveraineté alimentaire et de résilience. Conçus sous le leadership du gouvernement, ces programmes sont issus d’un processus de cocréation entre les ministères sectoriels et les agences du Système des Nations Unies.

Selon le communiqué conjoint, ces programmes « s’inscrivent résolument dans la réponse aux priorités nationales en matière de stabilisation, de souveraineté alimentaire, de résilience des populations et de développement durable, en vue d’accélérer l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030 ». Ils sont présentés comme « le fruit d’un travail technique approfondi conduit notamment au sein de comités techniques mixtes Gouvernement-Nations Unies ». Les trois initiatives validées constituent des réponses stratégiques aux défis liés notamment à l’insécurité, aux effets du changement climatique, à l’insécurité alimentaire et à la fragilisation des moyens de subsistance. Le premier programme concerne la transformation durable des systèmes alimentaires à travers le Programme d’appui à la transformation durable des systèmes alimentaires (PASTA), qui vise à « accélérer la souveraineté alimentaire, accroître durablement la production, créer des emplois décents  en particulier pour les jeunes et les femmes et améliorer la nutrition des populations ».

Mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, son coût global est estimé à 1 158 180 733 dollars USD, soit 645 798 102 157 FCFA. Le deuxième programme, le Programme d’appui à la stabilisation et à la coopération transfrontalière au Burkina Faso (PASCOT-BF), vise à « renforcer la présence de l’Etat, la cohésion sociale et la sécurité humaine dans les zones frontalières et les régions confrontées à de forts défis sécuritaires ». Il est mis en œuvre par le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité pour un coût total de 151 249 340 dollars USD, soit 95 059 000 000 FCFA. Le troisième programme, le Programme d’appui à la transition humanitaire-développement-paix (PAT-HDP), a pour objectif de « promouvoir une réponse humanitaire holistique, efficace et durable, fondée sur une approche intégrée du Nexus humanitaire-développement-Paix ».

Il est mis en œuvre par le ministère de la Famille et de la Solidarité pour un coût global de 189 279 075 dollars USD, soit 109 352 578 869 FCFA. Placés sous le leadership du gouvernement, ces programmes bénéficient de « l’appui technique, financier et opérationnel du Système des Nations Unies, dans une logique de complémentarité, d’alignement sur les priorités nationales et de renforcement des capacités nationales ». Ils s’inscrivent dans les cadres stratégiques nationaux, notamment le Plan d’Action pour la Stabilisation et le Développement (PA-SD), les politiques sectorielles nationales et le Plan d’Action Intérimaire des Nations Unies pour le Développement (UNIDAP). D’un coût total estimé à 1 498 709 149 dollars USD, soit 850 209 681 026 FCFA, ces programmes visent notamment à « renforcer durablement la stabilité et la cohésion sociale dans les zones fragiles », « améliorer de manière structurelle la sécurité alimentaire et nutritionnelle », « créer des emplois et des opportunités de revenus, en particulier pour les jeunes et les femmes », « contribuer à la restauration du contrat social entre l’État et les citoyens » et « renforcer la résilience des communautés face aux chocs sécuritaires, climatiques et économiques ».

Les programmes devraient toucher plusieurs millions de bénéficiaires directs et indirects sur l’ensemble du territoire national, avec une attention particulière aux populations vulnérables et aux zones à forts défis sécuritaires. Le Gouvernement du Burkina Faso et le Système des Nations Unies « appellent l’ensemble des partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les collectivités territoriales et la société civile à se mobiliser autour de ces Programmes Transformateurs, afin d’en assurer le financement intégral, la mise en œuvre efficace et la durabilité des résultats, au bénéfice du peuple burkinabè ».

Djamal Ouédraogo/LA PLUME

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