[ÉDITO] – Baisse des prix des médicaments essentiels génériques: Que les pharmacies s’alignent ou s’expliquent!

Les prix des médicaments essentiels génériques connaîtront une baisse à partir de ce 1er mars 2026. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres en sa séance du jeudi 12 février 2026. Une bouffée d’oxygène pour les populations, mais également une promesse tenue par les plus hautes autorités de faire de la santé un accès pour tous.Les réductions peuvent aller jusqu’à 53 % pour les injectables, 67 % pour les comprimés, 72 % pour les consommables et 20 % pour les sirops.
Un acte hautement salutaire qui va permettre au citoyen d’avoir accès à des soins de qualité. Le gouvernement a donc donné le quitus ; il revient désormais aux officines pharmaceutiques de s’exécuter. Les officines pharmaceutiques, c’est là que réside le vrai souci. Quand on sait qu’avant la prise de cette décision, les prix des produits pharmaceutiques variaient d’une pharmacie à une autre, l’on mesure l’ampleur du défi. Raison pour laquelle, tout comme pour les produits alimentaires et autres, il faudrait que le gouvernement veille au strict respect des normes prescrites.
Puisque « ce sont 3 milliards FCFA qui sont supportés par l’État à la place des Burkinabè », il est impératif que chaque acteur joue sa partition. L’Etat doit veiller, traquer et même punir tout contrevenant, car il est primordial que la décision soit respectée sur tout le territoire national, à l’instar des récentes saisies de gaz butane, de produits alimentaires et même de motos. Sans un suivi rigoureux de l’application de la décision, c’est peine perdue, et la population ne cessera de se tordre de douleur.
Au-delà de l’annonce, c’est la transparence et la redevabilité qui seront les véritables baromètres de cette mesure. La vigilance citoyenne devra également accompagner l’action publique afin d’éviter toute spéculation. Car une réforme, aussi salutaire soit-elle, ne produit ses effets que lorsqu’elle est appliquée avec rigueur et équité.
La Rédaction



