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Ouagadougou : SITARAIL en synergie avec ses partenaires pour assainir les emprises ferroviaires

Dans le cadre des Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne (JNEPPC), placées sous le thème « Pour l’ordre et la discipline : je m’engage », la Société Internationale de Transport Africain par Rail (SITARAIL) en collaboration avec ses partenaires dont la Société de Gestion du Patrimoine Ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B), la commune de Ouagadougou et la SONABEL a organisé, ce mardi 15 avril 2025, une journée de salubrité sur les emprises ferroviaires dans l’arrondissement 3. Cette initiative s’inscrit également dans la continuité des opérations engagées pour libérer les emprises ferroviaires ainsi que les zones situées à proximité des poteaux à haute tension, longtemps occupées.

Au cours de l’activité de nettoyage, Adama COMBOIGO, Directeur des Travaux et de l’Entretien à la SOPAFER-B a rappelé que l’opération de déguerpissement lancée dans l’arrondissement 2 a permis de sensibiliser les populations installées sur les emprises de l’arrondissement 3, facilitant ainsi leur libération. « Aujourd’hui, nous sommes ici pour nettoyer ces bandes de servitude, essentielles au passage sécurisé des convois ferroviaires, mais aussi pour garantir la sécurité des populations en cas de déraillement », a-t-il expliqué.

Adama COMBOIGO, Directeur des Travaux et de l’Entretien à la SOPAFER-B

En matière de réglementation, M. COMBOIGO a indiqué que la police des chemins de fer exige une zone de 25 mètres de part et d’autre de la voie, où toute installation est interdite. Ces mesures visent à sécuriser les convois ferroviaires, mais aussi à protéger les personnes. Le Directeur Travaux  et Entretien  de la SOPAFER-B   a  annoncé que des travaux de modernisation sont en cours de préparation, avec des recherches de financement conjointes entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Cette opération, selon lui vise à libérer les emprises afin de faciliter les travaux de réhabilitation d’urgence, prévus à court terme.

Le personnel des 4 structures mobilisées pour l’assainissement des voies ferrées

« Ces travaux concerneront environ 60 km de réseau, de façon discontinue, en ciblant les points critiques. 22 ouvrages d’art  essentiellement des ponts seront concernés par les travaux de réhabilitation, de remplacement ou de renforcement », a-t-il précisé. Quant au Président de la délégation spéciale (PDS) de l’arrondissement 3 de la commune de Ouagadougou, Christophe Kaboré, il a déclaré que cette journée marque l’aboutissement d’un long processus entamé depuis 2023. « Ce processus visait à sensibiliser les occupants illégaux des emprises ferroviaires et des zones sous les poteaux à haute tension afin qu’ils libèrent ces espaces », a-t-il insisté.

 

Christophe Kaboré, PDS de l’arrondissement n°3 de la commune de Ouagadougou

Selon ses propos, après le départ des occupants il y a quelques semaines, l’opération de salubrité peut désormais être lancée pour débarrasser les lieux des tas de déchets accumulés. Le PDS a aussi souligné que ces ex-occupants participent désormais à la sensibilisation et à la sécurisation de ces espaces. Dans l’intérêt général, on peut constate également une grande mobilisation du côté des riverains pour l’entretien des emprises. M. Kaboré a affirmé que les quatre structures impliquées ont travaillé en synergie et appellent les populations, notamment les riverains, à faire preuve de civisme afin que ces espaces ne soient plus utilisés comme dépotoirs.

Émile Sawadogo, Secrétaire général de la SONABEL

Prenant la parole, Émile Sawadogo, Secrétaire général de la SONABEL, a signalé que si l’électricité est utile, elle peut aussi représenter un danger, notamment pour les personnes vivant à proximité des installations. « C’est pourquoi,  avec le leadership de la mairie, les trois structures ont entrepris ces travaux de libération et d’assainissement des couloirs », dit-il. Poursuivant ses propos, celui-ci a expliqué que les déchets trouvés au niveau des emprises sont le résultat d’une occupation prolongée des couloirs, alors même que cette occupation devait respecter des règles strictes. « La présence de courant représente un danger tant pour les habitants que pour les opérations de maintenance », a averti le Secrétaire général de la SONABEL.

Adjaratou Séré

Némata Kaboré (stagiaire)

LA PLUME

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