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Visite au CNRST et à l’ENO: Journée marathon pour le ministre Thiombiano pour s’imprégner des réalités des universités et du monde de la recherche

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) , le Pr Adjima Thiombiano, a effectué une tournée d’échanges et d’information le lundi 9 février 2026 à Ouagadougou. Cette tournée a débuté au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), où le ministre a pris part à la montée des couleurs, suivie d’échanges avec les chercheurs de l’institution. Il s’est ensuite rendu à l’Espace numérique ouvert (ENO) de Karpala, où il a eu des échanges fructueux avec les enseignants, les enseignants-chercheurs, le personnel ATOS ainsi que les élèves de l’École polytechnique de Ouagadougou (EPO). Les étudiants de l’Université virtuelle du Burkina Faso, et le personnel, ont également pris part aux échanges.

Pr Adjima Thiombiano, ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation

À travers cette tournée, le ministre a voulu s’imprégner des conditions de vie et de travail des différentes entités relevant de son département. Une démarche qui traduit sa vision de la gouvernance du système de l’enseignement supérieur, fondée sur le dialogue, l’écoute et la concertation. Au CNRST, le ministre a indiqué que l’objectif des échanges était d’abord de féliciter l’ensemble des acteurs pour le travail remarquable qu’ils accomplissent au quotidien, notamment au regard des résultats innovants obtenus, qui, a-t-il espéré, contribueront à transformer de manière significative la vie des Burkinabè. Le premier responsable du MESRI a également saisi l’occasion pour lancer un appel à une restructuration de la recherche, en invitant les différentes équipes à se décloisonner et à ouvrir davantage la recherche aux autres maillons de la société burkinabè, afin que chacun puisse apporter sa contribution à la recherche de solutions face aux défis nationaux.

Photo de famille du ministre avec les chercheurs au CNRST

Il a par ailleurs rappelé les opportunités de financement de la recherche mises à disposition par l’État à travers la contribution spéciale à la recherche et à l’innovation, tout en invitant les acteurs à s’inscrire dans une dynamique de partenariats fondée sur la souveraineté, la dignité et une recherche endogène au service de la société burkinabè. « Aucun équipement ne devra constituer un frein à nos ambitions de recherche, pourvu que celles-ci s’inscrivent dans une vision de souveraineté et d’endogénéité », a-t-il déclaré.

Photo de famille avec, les chercheurs les enseignants, enseignants chercheurs, le personnel ATOS

S’agissant des échanges avec les enseignants-chercheurs, le personnel ATOS et les étudiants, le ministre a souligné que le message était également très clair : féliciter les acteurs pour la dynamique observée dans la normalisation des années académiques et les inviter à poursuivre les efforts afin de respecter l’échéance du 31 juillet 2026, dans l’objectif de mettre définitivement fin aux retards et aux chevauchements des années académiques. Le Pr Adjima Thiombiano s’est dit satisfait des échanges avec les collaborateurs, qui ont permis, d’une part, d’expliquer clairement la vision du département dans les domaines clés que sont l’enseignement supérieur et la recherche, et, d’autre part, de revenir sur certaines réformes engagées, souvent critiquées sans avoir été suffisamment analysées par les acteurs. Il a également indiqué que cette tournée a offert un cadre propice à la collecte de critiques et d’observations jugées constructives, permettant de corriger les insuffisances dans la mise en œuvre des réformes.

Photo de famille avec les élèves et étudiants

« Ce qui a été particulièrement enrichissant, c’est que nous avons tous décidé de regarder dans la même direction et de mettre en œuvre ensemble ces visions et ces réformes pour un enseignement supérieur et une recherche véritablement performants au Burkina Faso », s’est le ministre Thiombiano. De son côté, le Dr Mohamed Beidari, enseignant-chercheur à l’École polytechnique de Ouagadougou et représentant des enseignants-chercheurs de l’EPO, a accueilli cette visite avec satisfaction. Selon lui, cette initiative est la bienvenue, car elle permet au premier responsable du département de s’enquérir des difficultés, d’échanger directement avec les acteurs, de donner des orientations et de les encourager. « Il est venu nous encourager à donner le meilleur de nous-mêmes, à être des acteurs de solutions et non des acteurs passifs, afin de contribuer au développement de notre pays », a-t-il confié.

Idrissa Pezaco élevé ingénieur en génie textile, représentant les élèves de l’école polytechnique de Ouagadougou et Universitaire Virtuelle du Burkina Faso

Pour sa part, Idrissa Pezaco, élève ingénieur en génie textile, représentant des élèves de l’École polytechnique de Ouagadougou et des étudiants de l’Université virtuelle du Burkina Faso, s’est dit satisfait des échanges avec le ministre, qui ont permis d’apporter des réponses à leurs préoccupations. « Cette initiative est à saluer au regard de la qualité des échanges. Disposer d’un cadre de dialogue est très important, car cela permet aux étudiants d’obtenir des réponses à leurs préoccupations », a-t-il indiqué. Il a précisé que les principales préoccupations soulevées au niveau de l’EPO portent notamment sur les questions de logement, la construction d’un restaurant universitaire sur le site, la mise en place d’ateliers de formation et l’amélioration des équipements nécessaires à leur formation.

Adjaratou Séré/LA PLUME

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