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Université Joseph Ki-Zerbo : Le Pr Adjima Thiombiano prend langue avec la communauté universitaire et les étudiants 

Dans la dynamique de rapprochement avec les acteurs du monde universitaire, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima Thiombiano, assisté de ses proches collaborateurs, a échangé avec la communauté universitaire ainsi qu’avec les étudiants de l’Université Joseph Ki-Zerbo.Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une tournée nationale entreprise par le premier responsable du département, visant à s’imprégner des réalités des institutions d’enseignement supérieur et de recherche du Burkina Faso, à recueillir les préoccupations des différents acteurs et à envisager des solutions pour l’amélioration du système universitaire.

Le Présidium lors des échanges avec les étudiants

« Le message était très clair : la première chose était véritablement de féliciter tous ces acteurs pour leur contribution à la dynamique de normalisation des années académiques », a indiqué le ministre Thiombiano. Il a toutefois souligné qu’au niveau de l’Université Joseph Ki-Zerbo, beaucoup d’efforts restent à fournir comparativement à d’autres institutions. Selon lui, cette rencontre a été l’occasion d’inviter chaque acteur à redoubler d’efforts afin d’atteindre l’objectif de normalisation fixé au 31 juillet 2026. Le ministre a également expliqué la nécessité d’échanger avec les acteurs sur les différentes réformes engagées, lesquelles suscitent parfois des débats. « Toute réforme nécessite un changement de comportement. Chacun a pu exprimer ses préoccupations et il était de notre devoir d’apporter des réponses appropriées afin d’assurer l’engagement de tous dans la mise en œuvre réussie de ces réformes », a précisé le Pr Thiombiano.

Le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano

Au cours des échanges, la question de la capacité d’accueil ainsi que celle des équipements pédagogiques ont été soulevées. Le ministre a laissé entendre  que des instructions ont été données séance tenante aux autorités administratives compétentes afin de développer, en synergie avec les différents maillons de commandement, des mécanismes permettant d’assurer une formation de qualité. Il a reconnu la légitimité de ces préoccupations, exprimées aussi bien par les enseignants-chercheurs, le personnel ATOS que par les étudiants, tout en espérant des solutions dans les prochains jours.« Nous sommes dans un contexte où l’ordre et la discipline doivent guider chacun, surtout les étudiants. C’est dans cet esprit de discipline que nous pourrons obtenir davantage d’accompagnement du corps enseignant et de l’administration », dit-il.

Une vue des étudiants à l’UJKZ

Le ministre a également exprimé sa fierté face à la prise de conscience croissante de la jeunesse estudiantine quant à son rôle dans la conduite des activités pédagogiques, saluant un nouvel esprit d’engagement patriotique. Il a expliqué que les réformes en cours notamment les nouveaux statuts des universités et centres de recherche, la carte universitaire et les nouveaux régimes adoptés visent à assurer un meilleur fonctionnement du système, une dynamique renforcée et une meilleure intégration entre les structures. « Nous allons spécialiser les universités et mettre les moyens nécessaires afin que chaque pôle d’excellence dispose de conditions idéales d’apprentissage », a-t-il rassuré.

Dr Ousseni Ouédraogo, directeur adjoint de l’UFR SVT de l’Université Joseph Ki-Zerbo

Dr Ousseni Ouédraogo, directeur adjoint de l’UFR SVT de l’Université Joseph Ki-Zerbo, a salué l’initiative du ministre d’aller à la rencontre des acteurs universitaires. Selon lui, la rencontre s’est déroulée dans une atmosphère conviviale, permettant aux participants de s’exprimer librement et d’obtenir des réponses à leurs préoccupations. Il a également estimé que la relecture des curricula constitue une avancée importante, car les formations doivent être adaptées aux réalités sociales afin que les étudiants soient opérationnels dès leur sortie. « L’objectif est d’assurer un meilleur enseignement afin que l’étudiant soit immédiatement utile à la fin de sa formation. Nous devons travailler dans toutes les UFR à aligner la formation théorique sur des compétences directement exploitables », a-t-il déclaré.

Awa Niagaté, étudiante en première année de sciences du langage à l’Université Joseph Ki-Zerbo,

De son côté, Awa Niagaté, étudiante en première année de sciences du langage à l’Université Joseph Ki-Zerbo, s’est dite ne pas être satisfaite de sa filière, tout en appelant à une meilleure orientation des étudiants. Selon elle, la recherche de compétence ne doit pas conduire à orienter les étudiants vers des filières qui ne les passionnent pas. « Le Burkina Faso a besoin de jeunes sérieux et engagés pour booster l’économie nationale et renforcer le prestige du pays à l’international », a-t-elle affirmé. Concernant la suppression de certaines filières, l’étudiante recommande de s’assurer d’abord de la disponibilité d’enseignants qualifiés avant toute création de nouvelles offres de formation. Elle a également salué la disponibilité du ministre. « Il aurait pu ne pas venir, comme cela arrive parfois, mais sa présence montre l’intérêt qu’il porte à la jeunesse. Sans la jeunesse, il n’y a pas de développement », a-t-elle confié.

Adjaratou Séré/ LA PLUME 

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