Politique

Coopération bilatérale: Les États-Unis souhaitent redynamiser ses relations avec le Burkina Faso

Le ministre des Affaires étrangères a reçu en audience, dans la soirée du mercredi 11 mars 2026, le Haut Responsable du Bureau des Affaires africaines au département d’État américain, Monsieur Nick CHECKER. L’émissaire de Washington dit être venu présenter la nouvelle vision de son pays sur la coopération avec le Burkina Faso.

Pour lui, après des moments d’incompréhensions, l’Administration TRUMP est désormais dans une dynamique de coopérer d’égal à égal avec le Burkina Faso.A travers cette visite, Washington veut donc relancer le dialogue et favoriser le réchauffement des relations de coopération avec le Burkina Faso, dans le respect de la souveraineté du Pays des Hommes intègres.

«Nous avons eu un échange très constructif au cours duquel nous avons discuté de notre volonté de relancer les relations entre les États-Unis et le Burkina Faso et de travailler ensemble sur des questions d’intérêt partagé. Il faut tirer les leçons du passé; il s’agit d’aller de l’avant, de rétablir la confiance et de coopérer sur des sujets qui nous concernent tous», a déclaré Monsieur Nick CHECKER à sa sortie d’audience.

Dans ce nouvel élan que Washington veut s’engager, les domaines de coopération concernent la lutte contre le terrorisme, avec notamment la levée de la suspension des exportations des équipements de guerre vers le Burkina Faso, ainsi que les domaines de l’économie et des échanges commerciaux à travers les hommes d’affaires des deux pays. Le ministre des Affaires étrangères a salué cette nouvelle posture des États-Unis, qui veut redéfinir ses relations avec le Burkina Faso au regard des difficultés constatées de par le passé.

« Les États-Unis veulent protéger leurs frontières, le Burkina Faso aussi; les États-Unis veulent protéger leurs citoyens, le Burkina Faso aussi veut assurer la sécurité de ses citoyens, les États-Unis veulent des partenariats gagnant-gagnants, c’est ce que nous prônons aussi; nous avons les mêmes préoccupations », explique le Chef de la diplomatie burkinabè à son visiteur.Pour lui, « il est plus que nécessaire que les États-Unis et l’ensemble des partenaires bilatéraux, comprennent et acceptent que nos pays ne sont pas des espaces qui n’attendent qu’à être assistés».

Le ministre TRAORE dit fonder l’espoir, que cet engagement des États-Unis à restaurer la confiance avec le Burkina Faso, ne soit pas juste dans les discours, mais qu’il se constate à travers des actes concrets. En plus de Ouagadougou, la visite du Haut Responsable du Bureau des Affaires africaines de l’État américain concerne également le Niger, l’intéressé ayant déjà été au Mali en fin janvier, avec pour objectif de rapprocher Washington et la Confédération des États du Sahel.

DCRP/MAE

LA PLUME

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