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Soutenance à l’UJKZ: Mariama Kobori explore l’impact de l’éducation sexuelle sur la gestion de la reproduction chez les femmes déplacées internes à Zorgho

Mariama Kobori a exploré l’impact de l’éducation sexuelle sur la gestion de la reproduction chez les femmes déplacées internes à Zorgho ce mardi 29 juillet 2025 à l’Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ) dans le cadre de sa soutenance de master2 en recherche sociologique. Un sujet jugé pertinent, qui lui a valu la mention Bien. 

Mariama Kobori, désormais diplômée en Master 2

« Analyse sociologique de l’éducation sexuelle sur la gestion de la reproduction des femmes déplacées internes du fait de l’insécurité dans la commune de Zorgho (Burkina Faso) ». C’est sur ce thème que l’impétrante a défendu avec brio devant le jury. Mariama Kobori a expliqué avoir choisi de travailler spécifiquement sur les femmes déplacées internes de Zorgho en raison de son expérience personnelle auprès des populations vulnérables.« De Kanchari à Matiacoali, en passant par Fada et Zorgho, j’ai travaillé avec des populations vulnérables telles que les adolescents, les jeunes, les femmes vivant sur les sites d’orpaillage et aussi avec des personnes déplacées internes (PDI) », a-t-elle confié. Ce vécu de terrain l’a amenée à s’interroger sur la réalité des actions menées en faveur des femmes déplacées internes, notamment en matière de santé reproductive.« Le gouvernement aide beaucoup les PDI, surtout sur les volets alimentation, logement et sensibilisation à la cohésion sociale. Mais en ce qui concerne les campagnes spécifiques sur les méthodes contraceptives, notamment à Zorgho, elles sont rares », a-t-elle expliqué.

Parents, amis et collègues étaient présents

Selon l’impétrante, une observation simple permet déjà de percevoir la problématique :« Quand on voit ces femmes, elles ont souvent un enfant en bas âge, sont enceintes ou déjà mères de plusieurs enfants. Cela m’a poussée à me demander : sont-elles sensibilisées aux méthodes contraceptives ? ont-elles accès aux services de santé pour recevoir ces informations ? ». C’est cette série de questionnements qui l’a motivée à choisir ce sujet de recherche afin de mieux comprendre la réalité vécue par ces femmes.« Pour comprendre une situation, il faut d’abord aller sur le terrain. J’ai voulu analyser l’influence réelle de l’éducation sexuelle sur la gestion de la reproduction chez les femmes déplacées internes », a-t-elle précisé.

Le jury

À l’issue de son travail, Mariama Kobori a formulé plusieurs recommandations, insistant sur la nécessité d’une attention particulière du gouvernement envers cette population fragile.« Vu leur vulnérabilité, il est indispensable que le gouvernement porte un regard plus attentif sur les PDI. Davantage de sensibilisations, que ce soit sur les sites d’accueil ou dans les zones d’installation, permettraient aux femmes déplacées de mieux comprendre l’importance des méthodes contraceptives. Certaines ne savent même pas où s’informer  ; d’autres ont honte, ou sont isolées de personnes instruites capables de les orienter. ». L’enquête de terrain a duré quatre mois, mais la préparation du mémoire a commencé dès 2023 pour s’achever en 2024.

Adjaratou Séré 

LA PLUME 

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