
Le Burkinabé a toujours refusé de marchander sa liberté et de céder un pan de son territoire. Cette hargne de protéger, de libérer et de garder le pays, est la chose la mieux partagée au pays des Hommes intègres. En rappel historique, aujourd’hui 4 septembre, marque les 78 ans de la reconstitution de la Haute-Volta dans ses frontières de 1919. Fruit d’une lutte acharnée et collective des leaders politiques, religieux et coutumiers, la reconstitution de la Haute-Volta a eu lieu le 4 septembre 1947, soit 15 ans après que son territoire ait été démantelé et réparti entre les colonies de la Côte-d’Ivoire, du Soudan Français (actuel Mali) et du Niger.
Unité des voltaïques
Les années qui ont suivi la suppression de la colonie de la Haute-Volta ont vu la naissance d’une valeur, celle de l’unité nationale autour d’un objectif commun : la reconstitution du territoire dans ses frontières. Pour ce faire, les populations voltaïques, toutes ethnies confondues, soutenues par de nombreux leaders politiques et coutumiers, ont sans relâche mené la lutte par correspondances et des interventions au sein des conseils généraux, jusqu’à son aboutissement. C’est ainsi que la loi n° 47-1707 du 4 septembre 1947 a officialisé la reconstitution, c’est à dire le rétablissement du territoire de la Haute-Volta.
L’importance de commémorer cette date résulte de la nécessité de rappeler l’importance de « l’unité du peuple burkinabé » pour venir à bout de tout et bâtir un Burkina Faso stable et prospère pour les générations futures. Lutte inspirante, socle de notre identité, un réalisateur burkinabé a eu la prouesse de faire un film documentaire sur la reconstitution de la Haute -Volta et sur Daniel Ouezzin COULLIBALY. Ce dernier film qui a remporté le prix du Président du Faso au dernier FESPACO passe actuellement au ciné Burkina jusqu’au 7 septembre pour tous ceux qui veulent en savoir plus.
Jonathan
LA PLUME



