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Soutenance doctorale à Dakar : Mention «très honorable» pour Yacouba Salouka

L’ancien député et ex DG du Centre de Gestion des cités (CEGECI), Yacouba Salouka, a soutenu sa thèse de doctorat le 31 janvier 2025 à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar, portant sur le thème « Diffusion des technologies de l’information et de la communication, qualité des institutions et croissance économique dans l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ». Devant un jury composé d’éminents professeurs, il a présenté son travail avec brio, recevant ainsi la mention « très honorable ».

Au cours de sa présentation, Salouka a expliqué que la croissance économique se définit comme l’augmentation durable des principales dimensions de l’activité économique et sociale, accompagnée d’une transformation structurelle . «La croissance du PIB par habitant dans l’UEMOA est faible et volatile, avec un taux moyen inférieur à 4 %, rendant difficile l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), estimés à 7 % par la Banque mondiale (2019) », a-t-il precisé. Le docteur a également mis en avant l’importance de comprendre les facteurs influençant cette croissance, citant des éléments comme le capital humain, l’investissement, l’ouverture commerciale, et les TIC.

L’ancien député à l’Assemblée nationale a souligné que la diffusion des TIC est un moteur de croissance et que la qualité institutionnelle joue un rôle clé dans les écarts de développement entre pays . Cependant, peu d’études ont examiné l’effet combiné des TIC et de la qualité institutionnelle dans l’UEMOA. Il a formulé l’hypothèse que la qualité des institutions accentue l’effet des TIC sur la croissance économique. Pour tester cette hypothèse, il a estimé un modèle ARDL sur un panel de sept pays de l’UEMOA entre 2002 et 2021.

Les résultats ont montré selon l’ancien DG CEGECI, que la diffusion des TIC a un effet positif sur la croissance et que la qualité des institutions dans l’UEMOA est favorable à l’augmentation du niveau de la croissance. Toutefois, il précise que l’analyse de l’effet indirect des TIC a révélé que la qualité des institutions est un facteur d’atténuation de l’effet de la diffusion des TIC dans le processus de croissance , ce qui signifie de son avis que le niveau de développement institutionnel dans l’UEMOA n’a pas encore atteint le seuil nécessaire pour maximiser l’impact des TIC sur la croissance.

Yacouba Salouka note que les résultats ont des implications politiques, suggérant ainsi aux pays de l’UEMOA de renforcer davantage les institutions à travers la lutte contre la corruption, l’amélioration de la réglementation TIC et le renforcement de l’État de droit et d’ investir dans les projets TIC adaptés aux besoins des populations ; utiliser les TIC pour améliorer la gouvernance et l’efficacité des institutions ; investir dans le capital humain en améliorant le système éducatif et de la formation professionnelle afin de maximiser les bénéfices des TIC .

En rappel, Yacouba Salouka est diplômé en macroéconomie et gestion du développement de l’Université Ouaga II (2009) et en finances de l’École nationale des régies financières (2012). Il a également obtenu un master en hautes études en gestion de la politique économique à l’Université Félix Houphouët Boigny en 2021. Salouka est un cadre de l’administration publique burkinabè, avec plus de 12 ans d’expérience dans les finances publiques. Il a été Directeur Général du CEGECI de 2017 à 2021 et élu député en 2020 avant de se spécialiser dans le suivi et évaluation des réformes budgétaires depuis 2022.

Bernadine Ouédraogo

LA PLUME

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