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Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire: L’UA en mission de bons offices auprès de Laurent et Simone Gbagbo

Dans le cadre des préparatifs de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre prochain, une délégation de l’Union africaine (UA), conduite par l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères, Mahamat Saleh Annadif, a entamé ce 12 juin une série de consultations avec les acteurs politiques ivoiriens.

La mission, arrivée à Abidjan le mercredi 11 juin, a d’abord été reçue par l’ancien président Laurent Gbagbo. Le lendemain, jeudi 12 juin, la délégation a poursuivi sa tournée en rencontrant l’ancienne première dame, Simone Ehivet Gbagbo, actuellement présidente de la Conférence des présidents (CAP-Côte d’Ivoire). Ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique de prévention des conflits à l’approche d’un scrutin sous haute tension.

« Nous sommes une mission dépêchée par l’Union africaine en prévision des élections présidentielles prévues le 25 octobre 2025. Nous sommes dans une phase d’écoute et de compréhension », a déclaré Mahamat Saleh Annadif à l’issue de son entretien avec Laurent Gbagbo.Le diplomate tchadien a souligné l’importance de maintenir la stabilité dans un pays qu’il considère comme la « locomotive de la sous-région ». L’objectif de ces consultations est clair : favoriser un climat apaisé et éviter que la Côte d’Ivoire ne retombe dans les travers de son passé conflictuel.La mission de l’Union africaine intervient dans un contexte politique particulièrement tendu.

Plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Tidjane Thiam, ont été radiées de la liste électorale. Ces exclusions, jugées définitives, alimentent la crispation autour du processus électoral et suscitent des inquiétudes quant à l’inclusivité du scrutin.Lors de sa rencontre avec Simone Gbagbo, la délégation de l’UA a réaffirmé sa volonté de poursuivre les consultations jusqu’au samedi 15 juin. « Espérons qu’à la fin, l’Union africaine pourra formuler des propositions de sortie de crise », a déclaré M. Annadif, tout en appelant à la responsabilité collective des leaders politiques ivoiriens.Si la démarche de l’Union africaine est saluée pour son intention pacificatrice, elle intervient dans un climat où la méfiance entre les acteurs politiques demeure forte. La suite des consultations sera donc déterminante pour juger de l’impact réel de cette mission sur la tenue d’élections libres, transparentes et apaisées en octobre prochain.

Djamal Ouédraogo 

LA PLUME

 

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