Gestion des conflits : Adama Siguiré décroche un Master International avec la mention «Très bien»

Adama Siguiré a soutenu en ligne ce mardi 9 septembre 2025 en diplomatie, stratégie négociationnelle, médiation, gestion des conflits et gouvernance éthique, organisée conjointement par l’Université Continentale de Libreville (UCL) au Gabon et l’Institut International de Gestion des Conflits de Lomé. Sur le thème : « Place de la médiation dans la résolution du conflit communautaire : cas de la chefferie dans la commune de Bassi au Nord du Burkina Faso », l’impétrant a su convaincre le jury, obtenant ainsi la note de 17/20 avec la mention « Très bien ».

Vice-président chargé du développement de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel Burkina Faso, Adama Siguiré a expliqué que ses recherches visaient à comprendre ce qui s’était réellement passé à Bassi lors du conflit communautaire survenu à partir de 2023, afin de proposer des pistes de résolution à un différend toujours en cours. Très satisfait de sa note, il a exprimé l’espoir que son mémoire contribuera à la résolution du conflit lié à la chefferie coutumière dans la commune de Bassi, mais aussi ailleurs au Burkina Faso.

Comme perspective, l’impétrant a recommandé l’utilisation de la médiation, mais de façon professionnelle et avec des médiateurs qualifiés. «Souvent, la médiation est un processus alternatif de gestion des conflits, mais qui est parfois mal exploitée. Les gens ne comprennent pas ce qu’est réellement la médiation, quels en sont les principes, ni quelles qualités doit avoir un médiateur. Pratiquement tout le monde s’improvise médiateur dès qu’il y a un conflit», déplore t-il. Adama Siguiré a estimé que, dans le cas de Bassi, une médiation menée par des acteurs compétents et formés, tout en intégrant les leviers culturels et l’interculturalité, notions acquises lors de son parcours académique pourrait favoriser une issue pacifique et un retour à la cohésion sociale.

Concernant la valorisation de la justice traditionnelle, M. Siguiré a fait comprendre qu’il s’agit d’une initiative positive : «la justice moderne a ses limites. En recourant à la justice traditionnelle, on peut intégrer la médiation. Celle-ci est un processus de résolution des conflits, utilisée depuis longtemps en Afrique. Aujourd’hui, on l’a parfois délaissée au profit de la justice moderne qui tend davantage à sanctionner, punir et emprisonner, alors que certaines situations, très complexes, ne peuvent être résolues uniquement par ce biais».
Némata Kaboré (Stagiaire)
LA PLUME



