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Génie électrique : 3 jours de réflexion et d’innovation pour accompagner le développement du Burkina Faso

L’Association burkinabè des professionnels des métiers du génie électrique (ABPMGE) a donné le coup d’envoi, ce jeudi 11 juin 2026 à Ouagadougou, des 72 heures des métiers du génie électrique. Prévue jusqu’au 13 juin, cette rencontre rassemble professionnels, chercheurs, étudiants, décideurs publics et partenaires autour des enjeux du développement énergétique du Burkina Faso.

Placée sous le thème « Métiers du génie électrique : Energie des compétences, moteur du développement durable au Burkina Faso », l’édition 2026 entend mettre en lumière le rôle stratégique des compétences techniques dans la transformation économique et sociale du pays. Représentant le ministre en charge de l’Energie, Ange Hubert Sebego, chargé de mission, a salué la pertinence du thème retenu. Selon lui, il rappelle que l’énergie ne se résume pas à l’électricité consommée quotidiennement, mais qu’elle réside également dans le savoir-faire, l’innovation et l’engagement de la jeunesse. Dans un contexte marqué par les ambitions de transformation économique du Burkina Faso, il a souligné que le secteur énergétique demeure un levier essentiel de l’industrialisation, de la modernisation des infrastructures et de l’amélioration des conditions de vie des populations.

Les participants à l’ouverture de la rencontre

Le représentant du ministre a particulièrement invité les jeunes à profiter de cette opportunité pour se former, s’inspirer et s’engager davantage dans les métiers techniques, aujourd’hui parmi les plus porteurs. Il a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les initiatives favorisant le développement du capital humain, la promotion des énergies renouvelables et l’accès à une énergie fiable et durable pour tous. Au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, co-parrain de l’événement, Emile Kaboré a estimé que le thème interpelle directement les institutions d’enseignement supérieur et de recherche. Il a rappelé que la formation de qualité, l’innovation et la production des savoirs constituent des piliers du développement durable. Pour lui, les universités et centres de recherche doivent désormais former des compétences adaptées aux réalités du marché, capables d’apporter des réponses concrètes aux défis énergétiques du pays. Il a ainsi plaidé pour le renforcement des filières techniques et scientifiques ainsi que des passerelles entre universités, grandes écoles et entreprises.

Le chargé de mission au ministère en charge de l’énergie Ange Hubert Sebego a représenté son ministre à la rencontre 

De son côté, la représentante du comité scientifique, Dr Olivia Solange Congo Zagaré, a relevé que le thème met en évidence le rôle du génie électrique dans la transformation économique, sociale et industrielle du Burkina Faso. Elle a salué une initiative qui favorise les échanges entre le monde académique, les structures de formation professionnelle et les acteurs du secteur. Selon elle, le développement du génie électrique passe nécessairement par une meilleure synergie entre la formation, la recherche et l’industrie, ainsi que par des recherches orientées vers des solutions innovantes et adaptées aux réalités nationales. Chargé de communication de l’ABPMGE, Fabien Nongnogo a indiqué que ces 72 heures offrent aux professionnels et aux jeunes un cadre de réflexion sur les défis actuels du secteur électrique.

Chargé de communication de l’ABPMGE, Fabien Nongnogo

Il a insisté sur la nécessité de former une masse critique de techniciens et d’ingénieurs capables de répondre aux besoins énergétiques croissants du pays. L’association ambitionne ainsi de faire de cette rencontre un rendez-vous annuel de référence au service du développement durable du Burkina Faso. Pendant trois jours, les participants prendront part à des panels, des ateliers techniques, des expositions et des rencontres professionnelles consacrés aux innovations et aux perspectives d’avenir du génie électrique au Burkina Faso.

Djamal Ouédraogo/LA PLUME

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