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Ouagadougou : Le CNEI-BF engage sa réforme statutaire pour renforcer la gouvernance de l’économie informelle

Le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) a tenu, ce samedi 18 juillet 2026 à Ouagadougou, son premier Congrès national extraordinaire de l’année 2026. Cette rencontre a réuni les responsables nationaux et régionaux de l’organisation autour d’un objectif majeur : adapter les textes du Conseil aux exigences de la nouvelle loi portant liberté d’association et consolider sa gouvernance.

Le Présidium lors de la cérémonie

Présidant la cérémonie d’ouverture, le président du CNEI-BF, Salifou Nikièma, a salué la forte mobilisation des participants, qu’il a qualifiée de témoignage de leur engagement en faveur du renforcement de l’organisation. Selon lui, ce congrès constitue une étape décisive dans le processus de consolidation du Conseil, créé pour offrir aux travailleurs de l’économie informelle un cadre national de représentation, de concertation et de défense de leurs intérêts. Revenant sur le parcours du CNEI-BF, Salifou Nikièma a rappelé les avancées enregistrées depuis sa création, notamment dans la promotion de l’emploi à travers des opportunités de stages pour les jeunes, l’extension de la protection sociale aux travailleurs du secteur informel, ainsi que l’accompagnement des unités de production dans l’accès au financement.

Le président du CNEI-BF, Salifou Nikièma

Il a également souligné que le deuxième Congrès extraordinaire, tenu en novembre 2024 à Tenkodogo, avait permis la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante et le lancement du processus de renouvellement des bureaux régionaux. Toutefois, le président du Conseil a reconnu que les travaux de Tenkodogo avaient révélé certaines insuffisances dans les textes et le fonctionnement de l’organisation. À cela s’ajoute l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la liberté d’association, qui impose de nouvelles exigences en matière de gouvernance et de conformité administrative. « Notre ambition n’est pas seulement de mettre nos textes en conformité avec la loi. Elle est de faire du CNEI-BF une organisation de référence, capable de défendre efficacement les intérêts des acteurs de l’économie informelle, de promouvoir leur professionnalisation et de contribuer à la réalisation des objectifs du Plan R.E.L.A.N.C.E à l’horizon 2030 », a déclaré Salifou Nikièma.

Représentant le ministère en charge de l’Emploi, le directeur de l’économie informelle, Moussa Zoundi, a salué la tenue de ce congrès extraordinaire.

Au-delà de la relecture des textes statutaires, les congressistes sont appelés à examiner le Plan stratégique de développement du CNEI-BF, à apprécier le bilan du renouvellement des bureaux régionaux, à valider la carte des membres de l’organisation et à renforcer leurs capacités à travers une communication consacrée au leadership et au management des organisations associatives. Représentant le ministère en charge de l’Emploi, le directeur de l’économie informelle, Moussa Zoundi, a salué la tenue de ce congrès extraordinaire. Il a indiqué que cette initiative traduit la volonté du CNEI-BF de se conformer aux nouvelles dispositions légales encadrant les associations.

Les participants lors du Congrès extraordinaire

« Il est de bon ton que le Conseil national de l’économie informelle travaille à respecter cette nouvelle loi. En tant que ministère de tutelle, nous saluons cette démarche et nous restons disponibles pour accompagner techniquement le Conseil afin que ce processus aboutisse », a-t-il affirmé. Les travaux de ce premier Congrès national extraordinaire devraient permettre au CNEI-BF de disposer de textes actualisés et d’orientations stratégiques renforcées, afin de mieux répondre aux attentes des acteurs de l’économie informelle et d’accroître son efficacité dans la défense de leurs intérêts à l’échelle nationale.

Salfo Zabré/LA PLUME

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