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[EDITO] Sénégal: L’illusion somatogyre du partage du pouvoir

Le Sénégal, longtemps considéré comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, vit à nouveau des heures troubles. Le discours musclé du Premier ministre Ousmane Sonko, prononcé le 10 juillet 2025, sonne comme une alerte, une mise en garde à peine voilée adressée au président Bassirou Diomaye Faye. Ce ton vindicatif, inhabituel dans les rapports entre un président et son Premier ministre issus du même camp politique, illustre une fracture inquiétante au sommet de l’Etat.

Car ce n’est pas la première fois que le Sénégal se trouve au bord de la rupture institutionnelle. Ces tiraillements entre leaders politiques, nourris par des rivalités d’ego et des luttes d’influence, rappellent de sombres épisodes du passé où la démocratie sénégalaise a vacillé sous le poids des ambitions personnelles.Il est déplorable de voir ressurgir ces tensions alors que le pays a tant besoin de stabilité. Les Sénégalais, confrontés à des défis économiques, sociaux et sécuritaires majeurs, n’attendent pas une guerre d’ego entre Sonko et Diomaye Faye.

Ils veulent des dirigeants responsables, unis et tournés vers le bien commun.Il est temps que les deux hommes, jadis compagnons de lutte et porteurs d’un même rêve de rupture, mettent de côté les querelles personnelles. Le Sénégal ne peut pas se permettre un retour en arrière, encore moins sombrer dans le chaos politique. Car au bout du compte, ce ne sont ni Sonko ni Faye qui en paieront le prix le plus lourd, mais bien le peuple sénégalais.Le pays de la Teranga mérite mieux. Il mérite des dirigeants capables de dépasser leurs différends pour préserver la paix, l’unité et la stabilité. L’heure est venue de raviver l’esprit de dialogue et de responsabilité qui a longtemps fait la force du Sénégal.

La Rédaction

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