Valorisation des Savoirs endogènes: Des acteurs en conclave à Ouagadougou sur une feuille de route

Le Secrétaire Général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Samuel Paré, représentant le ministre, a procédé à l’ouverture des travaux de l’atelier de validation du document d’orientation sur la nécessité et la possibilité d’inclure les solutions endogènes dans l’enseignement et la recherche, ce 23 mai 2025, au sein de l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS) à Ouagadougou. L’objectif de cet atelier est d’examiner et de valider le projet de document d’orientation sur cette thématique.

Le Secrétaire général du ministère en charge de la recherche, Samuel Paré, a précisé que les travaux de la commission ont débuté le 26 février 2025, avec des orientations claires visant à produire un document servant de guide pour la prise en compte de ces solutions, qualifiées parfois d’endogènes. Il a ajouté que ces solutions, riches en valeurs culturelles et en pratiques locales, méritent d’être intégrées dans l’enseignement à tous les niveaux : maternel, primaire, secondaire et supérieur.« Cela revêt une importance capitale pour notre nation, dans la vision actuelle portée par les plus hautes autorités du pays, qui consiste à valoriser nos savoirs et nos valeurs pour contribuer pleinement au développement national », a-t-il souligné. Selon le SG, cette vision s’inscrit également dans le cadre de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui prévoit la mise en œuvre de projets et de programmes prenant en compte les savoirs endogènes. Samuel Paré a souligné que le pays dispose d’un important réservoir de connaissances et de savoir-faire endogènes dans des domaines variés tels que la santé, l’agriculture, l’éducation, l’élevage, la culture, l’environnement et les technologies.« Ces connaissances sont le fruit de siècles d’observation, d’expérimentation et d’adaptation aux réalités locales. Les savoirs endogènes constituent ainsi un enjeu majeur pour le développement », a confié le SG.

Le représentant du ministre a noté que le secteur de l’innovation, en tant que moteur de développement économique et social, est mis à contribution dans cette dynamique. Pour mieux intégrer ces savoirs, le gouvernement du Burkina Faso a mis en place une Direction des Savoirs Endogènes, rattachée à la Direction générale de la recherche et de l’innovation, au sein du ministère de l’Enseignement supérieur. Cette structure a pour mission d’identifier, de promouvoir et de vulgariser les savoirs endogènes. Elle vise également à favoriser leur intégration dans les projets et programmes de développement, et à orienter les choix de développement en phase avec les réalités socioculturelles du pays. Dans la même veine, le Directeur général de la recherche et de l’innovation (DGRI), Antoine Beré, a rappelé que l’une des missions de la Direction de la promotion des savoirs endogènes est d’identifier, de promouvoir et de vulgariser ces savoirs en tant que leviers de développement durable et de cohésion sociale.

« C’est dans cette perspective que les responsables du ministère se sont engagés pour atteindre cet objectif, à travers l’intégration des savoirs endogènes dans l’enseignement et la recherche au Burkina Faso. Ils sont convaincus que seule une véritable transmission de ces connaissances permettra leur préservation et leur prise en compte dans le processus de développement durable », a laissé entendre Antoine Beré. Ce dernier a précisé qu’une commission ad hoc a été mise en place par le ministre en charge de la recherche, afin d’élaborer le document d’orientation soumis à validation lors de cet atelier. Ce document comprend notamment une feuille de route. Selon lui, l’adoption de cette feuille de route permettra à la Direction générale de la recherche et de l’innovation de disposer d’orientations claires pour les prochaines étapes visant l’intégration effective des savoirs endogènes dans l’enseignement et la recherche.
Adjaratou Séré
LA PLUME



