Burkina : Les autorités coutumières et la FAIB apportent leur contribution à la future loi sur les libertés religieuses

La Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) poursuit l’examen du projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso. Après la phase d’appropriation du texte, les députés ont entamé, ce jeudi 11 juin 2026, les auditions des acteurs concernés afin de recueillir leurs observations et propositions. Pour ouvrir cette série de consultations, le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle ainsi que la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB) ont été entendus.
Les représentants de la chefferie coutumière ont salué une initiative qu’ils considèrent comme une avancée majeure pour le pays. Selon eux, ce projet de loi offrira à l’État un cadre juridique spécifique et adapté pour mieux encadrer l’exercice des libertés religieuses tout en consolidant les bases du vivre-ensemble et de la cohésion sociale. Au-delà de leur adhésion au projet, les garants de la tradition ont formulé plusieurs observations et recommandations destinées à améliorer le contenu de la future loi.
Ils ont notamment insisté sur la nécessité de sa large vulgarisation après son adoption. À leurs yeux, un texte juridique, aussi pertinent soit-il, ne peut produire pleinement ses effets s’il demeure méconnu des populations. Ils ont ainsi plaidé pour des campagnes d’information et de sensibilisation capables de toucher les citoyens jusque dans les localités les plus reculées. La Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB) a, pour sa part, soumis une analyse approfondie du projet de loi aux députés. Tout en saluant l’initiative, la faîtière islamique a procédé à une lecture minutieuse de l’ensemble des dispositions proposées.
Plusieurs suggestions de reformulation, amendements et propositions d’ajouts d’alinéas ont ainsi été formulés afin de renforcer certaines dispositions du texte. Pour la FAIB, ces contributions visent à mieux garantir l’exercice du culte et à permettre à la communauté musulmane de vivre pleinement sa foi dans le respect des principes islamiques et des lois de la République. La Fédération a exprimé le souhait que ces observations techniques soient prises en compte dans la rédaction finale du document. La qualité du travail présenté par la FAIB a été saluée par la présidente de la CAGIDH, Lynda Gladys Kandolo/Ouedraogo, qui a relevé le sérieux et la profondeur des analyses soumises à la Commission.
Djamal Ouédraogo/LA PLUME



