
Le Ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales (MEBAPLN), Jacques Sosthène Dingara a présidé, ce jeudi 20 mars 2025 à Ouagadougou, à l’ouverture des travaux de la première session ordinaire du Conseil d’Administration du Secteur Ministériel (CASEM) de l’année 2025. Cette rencontre se tient sous le thème : « Organisation des examens scolaires : innovations, défis et perspectives ».
Le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, Jacques Sosthène Dingara, a expliqué qu’à titre exceptionnel, le choix de ce thème les obligeait à élargir la participation à l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation des examens scolaires, notamment les chefs de circonscription d’éducation de base sur tout le territoire national. Il a ajouté qu’il était donc nécessaire de trouver une modalité adaptée leur permettant d’échanger avec les acteurs concernés au premier chef par cette thématique d’une extrême importance pour leur ministère.

Le Ministre Dingara a souligné que la performance globale du ministère dans la réalisation des activités au 31 décembre 2024 s’établissait à 79,43 %. Il a confié qu’à partir de ce taux global, ils pouvaient déclarer qu’au titre du programme 058, relatif à l’accès à l’éducation formelle, en termes d’accroissement de l’offre en 2024, ils notaient, entre autres, l’acquisition de plus de 10 000 tables-bancs, la construction de plus de 253 nouvelles salles de classe pour désengorger les établissements à forte densité et accroître les capacités d’accueil des élèves déplacés internes. Pour ce qui est de l’amélioration de la qualité, poursuivant ses propos, des résultats majeurs ont été engrangés en 2024 dans le cadre de la poursuite de la réforme du système éducatif.

Il s’agit notamment du déclenchement du processus de digitalisation du système éducatif à travers l’implémentation de 1 247 fiches de l’approche pédagogique intégratrice des cours préparatoires et élémentaires sur la plateforme Faso Éducation, de l’expérimentation de l’initiation aux métiers dans l’enseignement primaire dans environ 869 écoles sur l’ensemble du territoire national, de l’expérimentation de l’introduction des TIC dans environ 800 écoles primaires et de l’introduction des langues nationales dans l’enseignement à travers l’adoption d’une formule harmonisée d’enseignement.

Le premier responsable du MEBAPLN a fait savoir qu’en ce qui concerne le programme 060, portant sur l’éducation non formelle et la promotion des langues nationales, au 31 décembre 2024, ils notaient la traduction de tous les comptes rendus du Conseil des ministres en quatre langues nationales dont le mooré, le dioula, le fulfuldé et le gourmantchéma, la mise en place de 39 bureaux de sous-commissions des langues nationales, la formation aux métiers de 13 741 jeunes et adultes, l’ouverture de 570 centres de scolarisation accélérée accueillant des enfants et adolescents hors école dans 24 provinces à fort défi éducatif, le transfert de 12 776 apprenants des centres de scolarisation accélérée vers des structures éducatives classiques et l’ouverture du Centre de formation professionnelle non formelle de Koutoura, dédié à l’insertion des jeunes déscolarisés. Sosthène Dingara a déclaré que ces résultats, bien que très appréciables, les interpellaient sur les efforts à fournir en vue du renforcement de l’accès et de la qualité de l’éducation, en lien avec la vision de développement endogène prônée par Son Excellence, le Président du Faso.

Pour Sylvain Wendemmi Ouédraogo, Directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS) du MEBAPLN a expliqué que les examens scolaires constituent un enjeu majeur pour leur département, car ils contribuent à l’amélioration de la qualité de l’éducation et marquent également la crédibilité de leur évaluation. Il a également confié qu’au cours de cette session, les attentes sont portées sur la validation des différents rapports soumis et, surtout, sur la contribution relative au thème du CASEM tout en ajoutant qu’ils doivent pouvoir apprécier les innovations à mettre en œuvre, identifier les défis et travailler à dégager des perspectives pouvant contribuer à l’amélioration de la qualité de leur secteur.
Adjaratou Séré
LA PLUME



