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Burkina/Politique nationale de Développement: Un taux d’exécution global de 81,9℅ enregistré en 2024

Dans le cadre de la Revue Annuelle de la Politique Nationale de Développement 2025, le ministère de l’Économie et des Finances a tenu une session ce vendredi 9 mai 2025 à Ouagadougou. Présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, président du Comité National de Pilotage de la Politique Nationale de Développement (CNP-PND), la rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement. L’objectif de cette session était d’examiner et d’adopter le bilan de la mise en œuvre 2024 du Plan d’Action pour la Stabilisation et le Développement (PA-SD), de valider les perspectives 2025-2027, ainsi que d’examiner et d’adopter les recommandations issues de la session du Comité Technique National, tenue le mercredi 16 avril 2025. Ainsi, un taux d’exécution global de 81,9℅ a été enregistré en 2024.

Les participants

Dans son allocution, le Premier ministre a indiqué que la Revue Annuelle 2025 de la Politique Nationale de Développement 2021-2025 constitue une étape cruciale dans l’engagement collectif pour le développement du Burkina Faso. Elle représente, selon lui, la dernière étape de ce référentiel, ajusté par le PA-SD. Il a ajouté que l’année 2025 est également une année charnière, car elle offre l’opportunité de tirer les leçons des quatre années écoulées et de jeter les bases d’un nouveau référentiel de développement à moyen terme, en cohérence avec la vision du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’État.

Le Présidium

Poursuivant, le chef du gouvernement a affirmé qu’au terme de la mise en œuvre du PA-SD, des efforts rigoureux et déterminés ont été consentis pour la conduite de réformes, de projets et d’initiatives. « Malgré les obstacles rencontrés, nos efforts ont porté des fruits dans plusieurs secteurs clés. Nous pouvons en être fiers, car chaque avancée, chaque succès est le fruit d’un travail acharné, d’un engagement constant et d’une volonté de surmonter les défis », a déclaré le Premier ministre. Il a précisé qu’en 2024, un taux d’exécution global de 81,9 % de la tranche annuelle du PA-SD a été atteint, en progression de 8,5 points par rapport à 2023. « Ce résultat, bien que perceptible, témoigne de l’engagement des départements ministériels, des acteurs locaux et de nos partenaires », s’est-il réjoui. Parmi les acquis notables figurent l’amélioration des infrastructures (réalisation, réhabilitation et préparation de projets majeurs), le renforcement de la sécurité alimentaire à travers l’opérationnalisation d’initiatives agricoles majeures menées dans le cadre de l’offensive agro-pastorale et halieutique, qui ont permis de soutenir les communautés rurales et d’accroître la production. La mobilisation des ressources, le maintien des financements par certains partenaires, et le relèvement des personnes déplacées internes, dont un grand nombre a pu regagner sa localité d’origine, font également partie des avancées notoires. Cependant, comme tout instrument de développement, le rapport bilan du PA-SD a révélé des défis auxquels il faudra apporter des solutions. Il s’agit notamment du financement de certaines initiatives fortes, de l’accessibilité à certaines localités pour la fourniture de services essentiels, et de la faiblesse des capacités de certains prestataires.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo

Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubacar Nacanabo, a souligné que d’importants progrès ont été réalisés malgré un contexte difficile, avec une performance globale estimée à 80 %. Concernant le pilier 1 du PA-SD, à savoir la reconquête du territoire, il a salué des avancées significatives, notamment la réorganisation de l’armée avec la création de nouvelles Brigades d’Intervention Rapide (BIR). « Nous avons atteint un taux de 71 % dans ce domaine, marquant un progrès par rapport à l’année précédente, bien que des efforts restent à fournir », a-t-il précisé.

Aboubacar Nacanabo, ministre de l’économie et des finances

Évoquant la crise humanitaire, le ministre a indiqué le retour de plus d’un million de personnes déplacées internes dans leurs localités d’origine, avec une prise en charge dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la réinsertion socio-économique. Concernant le pilier 3, relatif à la gouvernance, des progrès ont été notés, se traduisant par un taux de croissance de 5,1 %, un taux de pression fiscale avoisinant 19 %, ainsi que des avancées majeures en matière de recouvrement fiscal, de mobilisation du Fonds de soutien patriotique, et de digitalisation de l’administration avec la mise en place de nombreux e-services. Sur le pilier 4, relatif à la cohésion sociale, des efforts ont été réalisés, notamment l’organisation des audiences foraines qui ont permis de traiter de nombreux dossiers judiciaires. « Nous pouvons donc nous dire satisfaits des résultats obtenus, tout en restant conscients des défis à relever pour garantir une prise en charge optimale des personnes les plus vulnérables et améliorer durablement leurs conditions de vie », a déclaré M. Nacanabo. Ce dernier a annoncé que le cycle actuel de la Politique Nationale de Développement touche à sa fin et que les travaux sont en cours pour définir le prochain cycle. De ses dires, des orientations claires ont été données pour que cette nouvelle phase mette davantage l’accent sur les populations les plus vulnérables, avec pour objectif de réduire les inégalités.

Némata Kaboré (Stagiaire) 

LA PLUME

 

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