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Réformes territoriales, flambée des prix des motos et UEMOA: Le point de vue de la CNAVC  

La réorganisation territoriale en cours au Burkina Faso, la récente fermeture de certains magasins de vente de motos, qui suscite de nombreuses interrogations au sein de la population, ainsi que la situation actuelle au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), sont autant de sujets abordés ce samedi 19 juillet 2025 à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse organisée par la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC).

Le Présidium à l’ouverture de la Conférence

Le porte-parole de la CNAVC, Labidi Naaba, a rappelé que, lors du Conseil des ministres du 2 juillet 2025, le Gouvernement a officiellement annoncé, à travers un communiqué, l’adoption d’un projet de décret portant réaménagement du territoire national et introduction de toponymes endogènes pour les circonscriptions administratives. Selon lui, cette décision, motivée par des impératifs de sécurité nationale, d’efficacité administrative et de gouvernance de proximité, s’inscrit pleinement dans le cadre de la politique de refondation de l’État engagée par le Chef de l’État et son gouvernement. Il a  souligné qu’il appartient au peuple d’accompagner cette initiative, car cette réforme structurelle vise essentiellement à renforcer l’efficacité de la réponse sécuritaire en tenant compte des réalités locales, et à rapprocher davantage l’administration des populations pour une meilleure prise en charge de leurs besoins. Le porte-parole a invité chaque communauté à faire confiance aux autorités du pays, qui ne sont guidées que par l’intérêt supérieur de la Nation, dans une vision de stabilité, de cohésion et de développement équilibré du territoire national.« Nous pouvons affirmer que les dénominations adoptées sont inspirées des valeurs culturelles burkinabè, portées par notre histoire et notre patrimoine commun. Elles reflètent également le devoir de l’État de garantir une administration plus proche, plus efficace et plus équitable », a déclaré Labidi Naaba.

Les participants

Labidi Naaba a par ailleurs exprimé les regrets de la CNAVC face à la tentative de défiance envers l’autorité de l’État par certains commerçants, notamment des vendeurs de motos, ayant conduit à la fermeture de plusieurs magasins depuis avant-hier.« Une telle situation, dans le contexte actuel, est regrettable. Elle témoigne d’un certain désintérêt pour la situation nationale de la part de commerçants qui ne pensent qu’à leurs intérêts égoïstes », a-t-il déploré, tout en affirmant que les polémiques et confrontations n’honorent personne. Pour lui, le pays a aujourd’hui besoin de solidarité, de dialogue et d’un engagement collectif pour la paix et la stabilité.

Le porte-parole de la CNAVC, Labidi Naaba (en noir)

Concernant l’UEMOA, Labidi Naaba a noté que selon les textes régissant le fonctionnement de l’Union, la présidence de la Conférence des Chefs d’État est tournante entre les pays membres. À ce titre, le Burkina Faso est en droit d’assurer actuellement cette présidence. L’UEMOA, a-t-il souligné, est une institution créée par la volonté commune de ses États membres, ayant pour mission de favoriser l’intégration économique et le développement solidaire dans l’espace ouest-africain. Elle ne peut en aucun cas devenir un instrument de blocage ou d’exclusion de certains États par d’autres. « Nous dénonçons toute tentative de manipulation politique ou institutionnelle visant à écarter les textes communautaires au profit de décisions arbitraires et d’intérêts individuels. Le respect des règles communes est un impératif pour garantir la stabilité, la paix et la coopération au sein de notre sous-région. Pour une UEMOA forte, juste et souveraine, respectons nos engagements », a-t-il conclu

Adjaratou Séré 

LA PLUME 

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