
La promotrice de CFAP (Claire fashion et prestation international), Claire Nikiéma, s’est exprimée le 21 juillet 2025 sur les défis structurels du secteur de la couture au Burkina Faso. Elle a évoqué notamment les difficultés liées au financement, au manque de structuration du métier, à l’insuffisance de formations adaptées et à la faible valorisation du textile local. Pour elle, la couture peut jouer un rôle central dans le développement économique du pays si elle bénéficie d’un appui public conséquent.
Claire Nikiéma promotrice de CFAP International a plusieurs années d’expérience dans la couture qu’elle n’hésite pas à mettre au profit de la population. Pour elle, « le manque de structuration du secteur empêche les artisans d’être compétitifs à l’échelle régionale et internationale ». Elle estime que ce déficit organisationnel empêche la couture burkinabè d’atteindre son plein potentiel malgré la richesse du savoir-faire local. Pour elle, il est urgent de repenser le secteur de manière plus professionnelle et structurée. Par ailleurs, elle pointe du doigt un accès au financement « extrêmement limité », qui empêche les petites entreprises de s’équiper et de se développer. « Beaucoup de jeunes créateurs ont du talent mais manquent de moyens pour investir dans des équipements ou se faire connaître », ajoute-t-elle.
À cette contrainte s’ajoute une formation souvent insuffisante ou inadaptée. « Il faut des formations qui allient théorie et pratique, orientées vers la qualité et la réalité du terrain. »,a-t-elle soutenu. Claire Nikiéma déplore aussi le manque de valorisation du textile local. « Le Faso Dan Fani, le Kôkô Donda ou encore le coton burkinabè sont des richesses que nous n’exploitons pas assez. Il faut qu’on en soit fiers et qu’on les impose sur nos marchés», a laissé entendre Claire Nikiéma. Malgré ces difficultés, elle garde espoir. « Avec la montée de la fierté identitaire et la promotion du consommons local, la couture burkinabè a un bel avenir », affirme-t-elle.
Djamal Ouédraogo
LA PLUME



