Un Ghanéen parcourt plus de 950 km d’Accra à Ouagadougou pour promouvoir l’unité africaine

Parti d’Accra le 7 octobre 2025, le Ghanéen Alhaji Ayana est arrivé à Ouagadougou le 29 octobre après dix-sept jours de marche, parcourant plus de 950 kilomètres. Reconnu pour son engagement panafricain, il qualifie ce périple de « campagne de l’unité africaine».
Vêtu des drapeaux de plusieurs pays africains, Alhaji Ayana a foulé le sol burkinabè dans la matinée du 29 octobre, accueilli par une délégation officielle. « J’ai commencé le 7 octobre 2025 à partir d’Accra et j’ai passé 17 jours en route », a-t-il déclaré à son arrivée à la place de la Nation. Malgré des pieds enflés et une mine fatiguée, il a été pris en charge tout au long de la marche.Pour lui, cette initiative dépasse le cadre d’un seul pays.

« Ce n’est pas seulement pour le Burkina, pas pour le Ghana, mais c’est pour tous les 54 pays de l’Afrique. Cette marche vise donc à unir le continent africain », a-t-il expliqué. Le choix du Burkina Faso n’est pas fortuit : selon Alhaji Ayana, cette marche « rentre dans le cadre du programme du président Ibrahim Traoré qui appelle à l’unité africaine ». Il se souvient notamment de l’investiture du chef d’État ghanéen Mahamat Dramani à Accra, où « le président Ibrahim Traoré a reçu le plus d’applaudissements des participants ».

Convaincu que l’Afrique est « extrêmement riche » mais handicapée par son manque d’unité, le marcheur plaide pour une exploitation responsable des ressources du continent. « On doit travailler à exploiter nos sous-sols pour que même le Blanc vienne travailler en Afrique », affirme-t-il avec conviction. Durant son séjour, Alhaji Ayana souhaite rencontrer plusieurs autorités burkinabè, dont le président Ibrahim Traoré, le Mogho Naaba, le premier responsable de la communauté musulmane et le ministre des Affaires étrangères. Ce n’est pas sa première initiative de ce type : en 1987, il avait tenté une marche d’Accra jusqu’en Arabie Saoudite, interrompue en Libye à cause des bombardements américains. Le marcheur encourage le président Traoré à persévérer dans sa lutte pour l’unité africaine : « Nous encourageons le président, le capitaine Ibrahim Traoré, à ne pas abandonner la lutte, car il est le lion de l’Afrique ». Il a également salué toutes les personnes ayant contribué à la réussite de cette initiative.

Son responsable des relations publiques a tenu à remercier « la population du Burkina Faso pour l’accueil chaleureux ainsi que l’ambassade du Ghana à Ouagadougou pour leur organisation très efficace ».Enfin, Alhaji Ayana a lancé un message fort aux puissances occidentales : « On veut lancer une mise en garde à l’Occident de ne pas toucher notre président Ibrahim Traoré, parce qu’en Afrique, on a besoin d’unité ». Pour l’instant, aucune nouvelle destination n’est annoncée, mais le Burkina Faso demeure « le terrain de la campagne pour l’unité africaine ».
Djamal Ouédraogo
LA PLUME



