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FOCAL D’AFRIQUE 2025:  10 ans de photographie au service de la reconnaissance et du développement

La 10ᵉ édition de la Rencontre internationale de la photographie de Ouagadougou s’est ouverte le 8 décembre 2025 à l’Espace Culturel Napam-Beogo, sis à Gounghin, Ouagadougou. Cet événement, qui se tiendra jusqu’au 10 décembre, célèbre dix années de formation, de professionnalisation et de valorisation des jeunes talents photographes. Un public nombreux, composé d’acteurs institutionnels, d’autorités coutumières, de photographes et de passionnés d’art visuel, s’est mobilisé pour assister à cette édition.

La cérémonie a été rehaussée par la présence du Bougtenga Naaba Sanem, qui a adressé ses mots de bienvenue et des bénédictions pour la paix, la cohésion et la continuité artistique du festival. Dans un discours empreint de simplicité et de sincérité, le chef coutumier a rappelé l’importance de la tradition dans l’accompagnement des initiatives culturelles et a souligné le rôle du festival comme vecteur de dialogue entre les générations et les territoires. Le promoteur du festival, Ibrahim Nitcheman, alias Paparazzi, est revenu sur l’évolution de Focal d’Afrique depuis 2016. Avec émotion et fierté, il a déclaré que « nous avons créé ce festival pour former, accompagner et révéler des photographes professionnels».

Ibrahim Nitcheman, alias Paparazzi, promoteur du festival

Il a rappelé que sur dix ans, 147 jeunes ont été formés, dont beaucoup œuvrent aujourd’hui dans des institutions clés du pays, allant de la gendarmerie et la police nationale à la télévision et la radio nationales, en passant par les services de communication ministériels. « C’est une fierté pour nous et pour la Nation », a-t-il déclaré. Paparazzi a également tenu à saluer les formateurs étrangers fidèles au festival. « Depuis dix ans, certains formateurs n’ont jamais manqué une seule édition. Leur accompagnement a été essentiel dans notre évolution. »,a-t-il fait savoir.

La visite des officiels au lancement de l’activité

L’édition 2025 s’articule autour du thème : « La photographie, un art propulseur du développement agro-sylvo-pastoral en milieu urbain et péri-urbain ». Le promoteur a expliqué que ce choix vise à mettre en lumière le rôle de la photographie dans le développement agricole et la valorisation des métiers liés à la terre. « Nous voulons montrer que la photographie peut accompagner le développement agricole, documenter les réalités du terrain et inspirer la jeunesse. Aucun métier n’est à dévaloriser. La terre reste une richesse fondamentale », a souligné Paparazzi. Après les discours officiels, les invités ont procédé à la coupure du ruban, marquant l’ouverture de la salle d’exposition. Une visite guidée a ensuite permis au public et aux autorités de découvrir les œuvres en compétition et celles présentées hors concours, offrant un véritable moment de rencontre avec le travail des photographes.

Le public n’a pas marchandé sa présence

Pour cette édition, 20 photographes participent à la compétition avec environ 60 œuvres en concours, auxquelles s’ajoutent 40 créations hors compétition. La participation internationale inclut des artistes du Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Niger, Belgique, Espagne et Bénin, confirmant l’envergure continentale et internationale de l’événement. La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par des prestations d’artistes, offrant un cadre vivant et festif à cette rencontre culturelle.

En conclusion, le promoteur a rappelé l’esprit de cette édition-anniversaire : « Nous voulons atteindre la maturité. Nous voulons que les photographes appliquent ce qu’ils apprennent et qu’ils deviennent une fierté pour le Burkina Faso. » Ainsi, cette 10ᵉ édition, qui se déroule du 8 au 10 décembre 2025, symbolise à la fois la reconnaissance des efforts passés et l’ambition d’un futur tourné vers l’excellence et l’impact social de la photographie.

Djamal Ouédraogo/LA PLUME

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