
Dans le silence assourdissant des institutions, une tragédie se répète chaque jour aux portes de l’Europe. Des mères africaines voient leurs bébés arrachés à leurs bras. Des hommes et des femmes sont humiliés, violentés, enfermés dans des centres où la dignité humaine cesse d’exister. Et pourtant, on continue de vanter l’Europe comme le bastion universel des droits humains.
La réalité, elle, révèle un douloureux double standard. L’oubli des migrants africains : un scandale qui ne dit pas son nom. Le sort des migrants africains demeure l’un des drames contemporains les plus ignorés. Alors que le droit international, la Charte des Nations unies et la Convention de Vienne obligent chaque État à protéger ses ressortissants contre les abus, trop de gouvernements africains détournent le regard. Quand leurs citoyens sont victimes de racisme, de violences policières ou de disparitions d’enfants sur le sol européen, la réaction officielle se limite trop souvent à un silence honteux.
Diallo Ablaye : une voix qui dérange parce qu’elle dit la vérité
Au cœur de cette indifférence, une voix refuse de se taire : celle de Diallo Ablaye, Panafricaniste Ambassadeur pour la Paix et défenseur des droits humains. Là où beaucoup préfèrent détourner les yeux, lui s’engage. Il pénètre les centres de rétention, écoute les cris étouffés, recueille les témoignages des mères brisées et des migrants détruits par l’hostilité ambiante. Il a révélé la disparition de plusieurs enfants des bébés parfois séparés de force de leurs mères en Espagne. Personne n’en parle. Personne ne répond. L’impunité demeure. Mais dénoncer l’inacceptable a un prix.
Une tentative de faire taire un défenseur des droits humains
Pour avoir exposé ces abus, l’ambassadeur Diallo Ablaye a failli perdre la vie à Bilbao. Violemment agressé, étranglé et arrêté arbitrairement par des policiers basques réputés pour leurs violences racistes, il a survécu de justesse. Ceux qui défendent les migrants africains deviennent ainsi, eux aussi, des cibles. On tente de les intimider, de les faire disparaître du débat public.
Le plus grave n’est pas seulement l’attaque, mais l’abandon total des autorités africaines, qui n’ont apporté ni soutien, ni protection, ni même une simple prise de contact. Le Sénégal, son pays, semble selon ses propres mots “donner raison à ses agresseurs”, et refuse même de coopérer avec ses avocats. Un citoyen agressé à l’étranger, un défenseur des droits humains menacé de mort : et pourtant, aucune réaction officielle.
Alors une question demeure : qui protège la vie des migrants africains ?
Quand l’Europe ferme les yeux, quand les gouvernements africains abandonnent leurs propres enfants, quand les défenseurs des droits humains sont réduits au silence par la violence, qui reste-t-il pour porter la vérité ?
Cette tribune est un appel.
Un appel à la prise de conscience.
Un appel à la responsabilité.
Un appel à la dignité.
Parce qu’aucun peuple ne peut avancer en laissant mourir ses enfants dans l’ombre de l’hypocrisie internationale. Parce qu’aucune mère ne devrait voir son bébé disparaître dans un système qui prétend défendre les droits humains. Parce que la vie africaine a la même valeur partout, en Afrique comme en Europe. La question n’est plus “qui a tort ?”, mais “qui aura enfin le courage d’agir ?”
Diallo Ablaye, Panafricaniste Ambassadeur pour la Paix et défenseur des droits humains.
LA PLUME



