25 ans de l’IST: Des sportifs de haut niveau livrent leurs expériences et leçons de vie

A l’occasion de la célébration de ses 25 ans, l’Institut supérieur de technologie (IST) a organisé, le mercredi 17 décembre 2025, à la salle des banquets de Ouaga 2000, un forum placé sous le thème de l’économie du sport et de la reconversion des sportifs. Cette rencontre a donné lieu à un panel axé sur le partage d’expériences, réunissant des responsables institutionnels et des figures emblématiques du sport burkinabè.

Prenant la parole, le directeur de la promotion de l’économie du sport et des loisirs au ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Abou Traoré, a expliqué que « l’économie du sport, c’est l’ensemble des activités lucratives qui sont organisées autour de la pratique sportive ». Il a précisé qu’il s’agit notamment de « la vente et la commercialisation des biens et services » ainsi que de « la création d’emploi ». Selon lui, le sport constitue « un secteur important pour toutes les nations », rappelant qu’« un pays où la jeunesse n’a pas d’emploi, il est assez difficile ».Abou Traoré a souligné que le Burkina Faso dispose aujourd’hui d’une reconnaissance officielle du secteur, avec « une nomenclature stabilisée à travers un décret pris par le Conseil des ministres », recensant « 250 métiers actuellement qui sont tous possibles au Burkina Faso ».
Ces métiers couvrent plusieurs domaines, dont « l’enseignement », « l’encadrement », « la formation » et « l’entraînement », avec « les entraîneurs, les animateurs sportifs ou les coachs ». Il a également rappelé que « les sportifs, c’est un métier », tout comme les activités liées à « la confection et l’entretien des équipements sportifs », à « la construction et la réalisation des infrastructures sportives », à « la recherche », à « la médecine du sport », à « la santé », à « la réglementation », à « la gestion » et au « marketing ». Pour lui, « derrière chaque métier se développe une possibilité de création d’entreprise », ce qui permet de « démontrer à quel degré le sport contribue au développement économique du pays ».
Athlète olympienne et double championne d’Afrique de saut en longueur, Marthe Koala a, pour sa part, partagé son vécu de sportive de haut niveau. Elle a évoqué « comment est-ce que le sport de haut niveau est difficile » et l’importance de « concilier le sport et les études ». Insistant sur l’avenir des athlètes, elle a affirmé que « la reconversion des sportifs de haut niveau est très importante », car « c’est un sport qui est incertain, surtout en athlétisme ». Toujours en activité, elle a confié préparer déjà l’après-carrière tout en visant encore de grands objectifs, notamment « les championnats du monde 2027 » et « les Jeux olympiques à Los Angeles 2028 », avec l’ambition d’obtenir « la médaille mondiale » et « la médaille olympique ». Elle a également exprimé sa volonté de «rester toujours dans le domaine du sport pour aider mes jeunes frères et sœurs » et de partager l’expérience acquise dans les épreuves combinées.
De son côté, le boxeur Mathias Napaongo, alias « Le Fighter », a encouragé les étudiants de l’IST à la persévérance. Il les a invités à « se mettre au sérieux », estimant que « la jeunesse, c’est tout ce que le pays a besoin actuellement pour les jours à venir ». Il a insisté sur la nécessité de « continuer les études » tout en embrassant « le métier du sport », soulignant que « c’est la jeunesse burkinabè qui gagne ».Modéré par Maître Gloria Guissou-Kabré, présidente de RINGO Club, ce panel a également enregistré la participation du Dr Hugues Fabrice Zango, double champion du monde de triple saut et médaillé olympique. A travers ces échanges, l’IST a réaffirmé son engagement à promouvoir le sport comme un véritable levier de formation, d’insertion professionnelle et de développement économique au Burkina Faso.
Djamal Ouédraogo/LA PLUME



