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Tentative de coup d’Etat impliquant l’ancien président Damiba: Des Burkinabè décryptent 

Hier 6 janvier 2026, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana a donné des précisions sur la nième tentative de coup d’Etat contre le président Ibrahim Traoré. Un coup d’Etat impliquant l’ancien chef de l’Etat, Paul-Henri Sandaogo Damiba , des civils et des militaires. Depuis lors, les commentaires vont bon train. Nous avons tendu notre micro à des Burkinabè ce 7 janvier pour qu’ils donnent leur lecture sur cette situation. La plupart des interviews ont condamné le coup et appelé à la vigilance de tous.

Naba Labidi, porte-parole du mouvement Faso Kooz

Naba Labidi, porte-parole du mouvement Faso Kooz 

« Cette nième tentative de coup d’Etat contre le Burkina Faso est la preuve manifeste que l’impérialisme est un mauvais élève »

Cette nième tentative de coup d’Etat contre le Burkina Faso est la preuve manifeste que l’impérialisme est un mauvais élève et ses servants locaux des cupides inintelligents. C’est la preuve que les servants locaux sont dans la duplicité et sont près aux crimes les plus atroces pour reconquérir leurs privilèges indus perdus. Sinon qui voulaient-ils diriger quel peuple ? Et quelle gouvernance voulaient-ils apporter ? La réponse à ces questions montrent bien que ce sont les ennemis du peuple Burkinabè et de la prospérité de la postérité. Ils doivent faire face à la rigueur de la loi ! Aussi nous devons continuer notre mobilisation autour des idéaux de camarade capitaine Ibrahim Traoré président du Faso, accentuer notre veille et notre vigilance.

Claire Pacmogda, directrice générale de CFAP international

Claire Pacmogda, directrice générale de CFAP international 

« Eviter les coups d’Etat au Burkina Faso exige une approche globale, lucide et durable, fondée sur le renforcement de la stabilité politique »

Eviter les coups d’Etat au Burkina Faso exige une approche globale, lucide et durable, fondée sur le renforcement de la stabilité politique, de la gouvernance et de la cohésion nationale. Il est avant tout essentiel de promouvoir une gouvernance transparente, inclusive et responsable, capable de répondre aux aspirations profondes des citoyens et de restaurer durablement la confiance entre l’Etat et la population. Les propositions issues des forces vives durant la transition doivent être prises en compte et traduites en réformes concrètes, afin de consolider des institutions démocratiques solides et fonctionnelles, seules à même de prévenir les vides de pouvoir propices aux ruptures anticonstitutionnelles.

Parallèlement, la réforme et la professionnalisation de l’armée constituent un pilier central de la stabilité nationale. La cohésion des forces de défense et de sécurité est indispensable face aux défis sécuritaires majeurs que traverse le pays. Une armée républicaine, disciplinée et clairement soumise à l’autorité politique légitime est moins encline aux dérives politiques.

À ce titre, la lutte contre le « putschisme », doit être une priorité, à travers une refondation de l’appareil sécuritaire, fondée sur le professionnalisme, la méritocratie et le respect des principes républicains. En outre, la promotion d’un dialogue national sincère et permanent entre les acteurs politiques, la société civile et l’institution militaire est indispensable pour bâtir un consensus sur l’avenir du pays et désamorcer les tensions latentes.

Enfin, la sécurité demeure un enjeu central. Une lutte efficace contre l’insécurité et l’extrémisme violent, menée dans le strict respect des droits fondamentaux, contribue à réduire les frustrations sociales et politiques qui peuvent servir de terreau aux déstabilisations institutionnelles. En somme, prévenir les coups d’Etat au Burkina Faso repose sur une stratégie multidimensionnelle articulant bonne gouvernance, réformes sécuritaires, dialogue inclusif et sécurité pour tous, dans une vision partagée de l’Etat et de la Nation.

Amidou Sawadogo, Président du Mouvement la Patrie ou Rien,président CNAVC de l’arrondissement N°2 de Bobo.

Amidou Sawadogo, Président du Mouvement la Patrie ou Rien,président CNAVC de l’arrondissement N°2 de Bobo.

« Depuis la création de l’AES, une certaine politique d’encerclement est en cours »

Je puis vous dire, qu’a l’écoute des audio et les synthèses des investigations, impliquant des militaires et des civils issus des rangs des commerçants et des associations, nous commande de redoubler de vigilance et de d’être constamment en veille car cet hiver noir dont parlait le camarade Président Capitaine Ibrahim Traoré semble se rapprocher et il appartient au peuple digne d’allumer des grands feux pour se protéger. Je crois qu’il faut avoir d’une part une lecture géopolitique de situation et d’autres part la révision du code pénal avec le retour de la peine de mort. Les occidentaux ont l’art de la ruse.

Depuis la création de l’AES, une certaine politique d’encerclement est en cours avec des épisodes qui trompent. Les occidentaux sont dans une posture de protection du dollar et du CFA. Je pense que les pays de la CEDEAO sont utilisés comme cheval de Troie, et l’AES doit faire très attention avec le Togo et la Côte d’ivoire, il y a beaucoup de pièges. Aussi, ceux qui ont volé des dizaines de milliards, les ambassades et ONG qui font l’espionnage ici, ne vont pas s’assoir tranquillement et attendre le retour de la peine de mort. Il faut avoir une lecture transversale et demander que cette loi soit rapidement votée et promulguée.

Propos recueillis par Djamal Ouédraogo/LA PLUME

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