[Littérature] Chronique d’un régime dictatorial aux Comores: Le nouvel ouvrage de Me Saïd Larifou

Écrire sur la gouvernance du colonel Azali Assoumani, c’est lever le voile sur l’une des pages les plus sombres de l’histoire récente des Comores depuis l’accession de ce pays à la souveraineté internationale. En effet, le nouvel ouvrage de l’avocat Me Saïd Larifou n’est pas un pamphlet de circonstance, mais un cri du cœur d’un humaniste, panafricaniste et homme de justice dont la préoccupation profonde consiste à inscrire son combat politique dans une exigence absolue de devoir de mémoire, de vérité et contre l’impunité des crimes les plus graves.
« Par attachement profond à ses îles natales, Me Saïd Larifou a affronté à deux reprises Bob Denard devant la justice française : d’abord pour l’assassinat du président Abdallah, puis pour la déportation du président Dhohar. Cette fois, à travers ce livre, Me Saïd Larifou tient à montrer son attachement à son pays et son amour profond pour ses racines.
Il dénonce fermement les injustices que le colonel Azali Assoumani fait subir à son peuple. Son livre tient à établir la vérité cachée sur l’état des lieux désastreux dans lequel se trouvent les Comores. Il s’inscrit comme une contribution apportée dans la lutte contre l’oubli et contre l’impunité. Depuis son retour au pouvoir en 2016, Azali Assoumani a méthodiquement déconstruit le socle des valeurs fondamentales de la société comorienne qui, déjà fragmentée en raison de l’insularité du pays, est de plus en plus divisée, et voit les acquis démocratiques du pays s’effondrer. Il a étouffé les voix dissidentes, manipulé la justice, et instauré un régime fondé sur la peur, l’oppression et la corruption.
Ce livre donne la parole aux silences. Il restitue les faits que l’appareil étatique cherche à effacer. Il rend justice aux victimes, aux résistants, à ceux qui croient encore que les Comores méritent mieux qu’un pouvoir militaire déguisé en démocratie. Loin d’un règlement de comptes, il s’agit ici d’un acte de résistance intellectuelle et citoyenne». Lit-on en substance dans la préface.
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