« Il est temps de mettre en place des mécanismes d’accompagnement spécifiques, simplifiés et adaptés aux réalités des femmes entrepreneures »

A travers son entreprise CFAP International, Claire Nikiéma met en lumière les défis spécifiques auxquels font face les femmes entrepreneures au Burkina Faso. Elle est revenu le 21 juillet 2025 sur son propre parcours, les obstacles rencontrés en tant que femme promotrice et l’importance de la formation pour l’autonomisation des jeunes filles. Elle appelle à des politiques plus inclusives et à un accompagnement ciblé en faveur des femmes du secteur artisanal.
Claire Nikiéma, promotrice de CFAP International veut porter la voix des femmes entrepreneures. « Le plus grand défi a été de me faire respecter dans un secteur dominé par des hommes », confie Claire Nikiéma. Elle raconte les débuts difficiles, marqués par le scepticisme, y compris au sein de son entourage. « Il fallait prouver que l’on pouvait diriger une entreprise sérieuse tout en étant une femme. », a confié Claire Nikiéma. Malgré les charges familiales et sociales, elle a tenu bon. « Ce qui m’a permis de surmonter les obstacles, c’est la passion du métier, la détermination et le soutien de femmes inspirantes rencontrées lors de mes voyages. », a laissé entendre la femme entrepreneure. L’entreprise CFAP est aussi un outil d’impact social. « Nous avons intégré une formation gratuite pour les jeunes filles en difficulté. Elle leur offre des compétences, mais surtout de la confiance et une vision de l’avenir. », a-t-elle assuré.
Pour Claire Nikiéma, il ne suffit pas de former techniquement. « Une bonne formation transforme une vie. Elle peut faire d’une jeune fille une styliste ou une cheffe d’atelier. », est-elle convaincue. Elle reconnaît les efforts de certaines structures, mais les juge encore timides. « Il est temps de mettre en place des mécanismes d’accompagnement spécifiques, simplifiés et adaptés aux réalités des femmes entrepreneures. », a-t-elle signifié. Et de conclure avec force : « Les femmes sont prêtes, compétentes et engagées. Ce qu’il leur faut, c’est un environnement favorable. »
Par Djamal Ouédraogo
Claire Nikiéma appelle à la prise en compte des femmes dans le développement du Burkina



