
Le Parlement camerounais a adopté, le samedi 4 avril 2026, une révision constitutionnelle réintroduisant le poste de vice-président, nommé par le chef de l’État, Paul Biya (93 ans), pour assurer la continuité du pouvoir en cas de vacance. Cette réforme est perçue par le gouvernement comme un gage de stabilité et par l’opposition comme un renforcement du pouvoir en place.Ce poste de vice-président, supprimé depuis plusieurs décennies, refait surface.
Ainsi donc, le futur vice-président sera nommé directement par le chef de l’État, Paul Biya, et aura pour mission principale d’assurer la continuité du pouvoir en cas de vacance. Paul Biya, quoi qu’on dise, veut assurer ses arrières et mieux éviter le chaos après son long règne.
L’espérance de règne de la dynastie Biya touche-t-elle à sa fin ? Très probablement, car le retour de ce poste en dit long sur l’avenir du Cameroun. Par ce geste, Paul Biya veut choisir un dauphin capable de gérer les affaires de l’État après lui. En effet, le gouvernement défend ainsi un mécanisme capable de renforcer la stabilité politique et de sécuriser le fonctionnement de l’État. L’opposition y voit une manœuvre visant à consolider le pouvoir en place et à encadrer étroitement la succession à la tête de l’État.
Cette décision risque de plonger le pays dans une escalade politique sans précédente, car la loi fondamentale prévoyait qu’en cas de vacance du pouvoir, le président du Sénat assure l’intérim et organise une élection présidentielle dans des délais stricts.Déjà, des calculs politiques sont dressés dans l’ombre, l’opposition est aux aguets et le peuple camerounais retient son souffle.
Que se passera-t-il après Biya ?Dans une perspective conjecturale, cette réforme pourrait redéfinir les équilibres institutionnels avec une acuité particulière.Elle soulève, en filigrane, des interrogations quant à la pérennité démocratique et à la légitimité du processus successoral.
La Rédaction



