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Université Joseph Ki-Zerbo; Le laboratoire Biologie et écologie végétales commémore la journée internationale de la Biodiversité

A l’occasion de la Journée Internationale de la Biodiversité, le Laboratoire de Biologie et Écologie Végétales (LaBEV) de l’Université Joseph KI-ZERBO a organisé un panel sur le thème « Agir localement pour un impact global », le vendredi 22 mai 2026 au Centre d’information sur la biodiversité de ladite Université à Ouagadougou. 𝑳𝒆 𝑴𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍’𝑬𝒏𝒔𝒆𝒊𝒈𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝑺𝒖𝒑𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓, 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑹𝒆𝒄𝒉𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒍’𝑰𝒏𝒏𝒐𝒗𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒍𝒆 𝑷𝒓 𝑨𝒅𝒋𝒊𝒎𝒂 𝑻𝑯𝑰𝑶𝑴𝑩𝑰𝑨𝑵𝑶, 𝒒𝒖𝒊 𝒆𝒔𝒕 𝒎𝒆𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒖 𝒍𝒂𝒃𝒐𝒓𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑳𝒂𝑩𝑬𝑽, 𝒆́𝒕𝒂𝒊𝒕 𝒑𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒂̀ 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒓𝒆𝒏𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆.

‎‎Cette manifestation scientifique a réuni des panélistes de haut niveau à savoir le Pr Aimé Joseph NIANOGO, Ancien Directeur Régional de l’UICN, le Dr Soungalo SOULAMA, SP-CONAGREP/Point focal TIRPAA et le Dr Daogo Léon OUOBA, Point Focal du Protocole de Nagoya sur APA, sous la modération de Dr Babou André BATIONO, DG de la Recherche et de l’Innovation du MESRI. Il s’est agi pour eux de faire l’état des lieux de la biodiversité, de discuter des défis et opportunités, de proposer surtout comment transformer les difficultés en avantages étant donné que si tout le monde est sensibilisé, chacun pourra poser des actions allant dans le sens de la sauvegarde de la biodiversité.

Dans le mot de bienvenue, le représentant du responsable du LaBEV, le Pr Amadé OUEDRAOGO a remercié toutes les personnalités, notamment les panelistes, qui se sont déplacées pour cette rencontre scientifique. Pour lui, « 𝒄𝒆 𝒑𝒂𝒏𝒆𝒍 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒐𝒄𝒄𝒂𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝒆́𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒂𝒕𝒕𝒊𝒓𝒆𝒓 𝒍’𝒂𝒕𝒕𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏𝒂𝒖𝒕𝒆́ 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒃𝒊𝒐𝒅𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒊𝒕𝒆́, 𝒏𝒐𝒕𝒂𝒎𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒎𝒆𝒏𝒂𝒄𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒑𝒆̀𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒕 𝒍’𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒆̂𝒕 𝒒𝒖’𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒂̀ 𝒂𝒅𝒐𝒑𝒕𝒆𝒓 𝒅𝒆 𝒃𝒐𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒑𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒓𝒗𝒆𝒓 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒃𝒊𝒐𝒅𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒊𝒕𝒆́ 𝒒𝒖𝒊 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒆 𝒍𝒆 𝒑𝒊𝒍𝒊𝒆𝒓 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒒𝒖𝒆𝒍 𝒓𝒆𝒑𝒐𝒔𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆 ».

En termes de statistiques sur la biodiversité, le Dr OUOBA a indiqué que « 𝑺𝒖𝒓 260.000 𝒆𝒔𝒑𝒆̀𝒄𝒆𝒔 𝒒𝒖’𝒐𝒏 𝒑𝒆𝒏𝒔𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒏𝒂𝒊̂𝒕𝒓𝒆, 𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒔𝒆𝒖𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 163.000 𝒒𝒖𝒊 𝒐𝒏𝒕 𝒆́𝒕𝒆́ 𝒆́𝒕𝒖𝒅𝒊𝒆́𝒆𝒔. 𝑺𝒖𝒓 𝒄𝒆𝒔 163.000, 28% 𝒆𝒏 𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏𝒏𝒆 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒎𝒆𝒏𝒂𝒄𝒆́𝒆𝒔. 𝑫𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 28%, 𝒍𝒆𝒔 𝒎𝒂𝒎𝒎𝒊𝒇𝒆̀𝒓𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍’𝒐𝒓𝒅𝒓𝒆 𝒅𝒆 26% ».

Le Pr Adjima THIOMBIANO, qui a suivi les communications avec intérêt, a félicité les initiateurs et les panélistes pour la réussite de l’événement. Il a ensuite attiré l’attention des participants, que parlant de biodiversité, il est bien possible d’agir localement pour avoir un impact global. Cependant, pour lui, il y a plusieurs considérations à prendre en compte et la première est d’avoir à l’esprit qu’il y a une sorte de pyramide où l’individu est dans une communauté, la communauté est dans une nation et la nation est dans une communauté internationale et qu’à l’échelle locale, on peut agir pour si la communauté joue pleinement sa partition. La seconde considération selon le Pr THIOMBIANO, est que la biodiversité se situe à l’interface de trois piliers qui sont d’ordre social, économique et environnemental où le plan économique a pris le dessus.

Revenant sur la recherche, le Ministre a interpellé les acteurs de la banque des gènes à se faire connaître à travers une offensive dans la communication pour que les unes et les autres comprennent quelle est la place stratégique la banque des gènes au niveau du Burkina Faso, quelles sont ses attributions, ses missions et en quoi chacun peut contribuer. Pour lui, cette banque des gènes est une mine, car, « 𝒍’𝒂𝒗𝒆𝒏𝒊𝒓 𝒅𝒆 𝒍’𝒉𝒖𝒎𝒂𝒏𝒊𝒕𝒆́ 𝒔𝒆 𝒕𝒓𝒐𝒖𝒗𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒃𝒂𝒏𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒈𝒆̀𝒏𝒆𝒔 ».

« 𝑰𝒍 𝒇𝒂𝒖𝒕 𝒒𝒖’𝒐𝒏 𝒂𝒓𝒓𝒆̂𝒕𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒐𝒔𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒅’𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒔𝒑𝒆𝒄𝒕𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓𝒔, 𝒐𝒃𝒔𝒆𝒓𝒗𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒆𝒕 𝒑𝒆𝒖𝒕-𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒎𝒆̂𝒎𝒆 𝒋𝒖𝒈𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒆𝒍𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒊𝒔, 𝒊𝒍 𝒇𝒂𝒖𝒕 𝒂𝒈𝒊𝒓 𝒂̀ 𝒕𝒐𝒖𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒏𝒊𝒗𝒆𝒂𝒖𝒙. 𝑳𝒆 𝒄𝒉𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒐𝒊𝒕 𝒑𝒍𝒆𝒊𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒋𝒐𝒖𝒆𝒓 𝒔𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒆𝒄𝒉𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆 𝒕𝒓𝒐𝒖𝒗𝒆 𝒔𝒂 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆, 𝒄𝒂𝒓 𝒊𝒍 𝒏’𝒚 𝒂 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒔𝒆𝒖𝒍𝒆 𝒊𝒅𝒆́𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒗𝒂 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒆́𝒗𝒆𝒍𝒐𝒑𝒑𝒆́𝒆 𝒂𝒖 𝒏𝒊𝒗𝒆𝒂𝒖 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒆𝒄𝒉𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒑𝒓𝒐𝒎𝒐𝒖𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒆𝒓𝒗𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒃𝒊𝒐𝒅𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒊𝒕𝒆́ 𝒐𝒖 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆 𝒂𝒔𝒑𝒆𝒄𝒕 𝒆𝒕 𝒒𝒖𝒊 𝒏’𝒂𝒊𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒆́𝒄𝒉𝒐 𝒇𝒂𝒗𝒐𝒓𝒂𝒃𝒍𝒆 », a-t-il expliqué pour inviter les chercheurs à promouvoir la collaboration et la solidarité.

Dans son intervention, le ministre a aussi rappelé 𝒍𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒋𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒓𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝒖𝒏 𝒃𝒂̂𝒕𝒊𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒏 𝑹+7/8, 𝒆𝒏 𝒈𝒖𝒊𝒔𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂𝒃𝒐𝒓𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒔𝒆𝒓𝒂 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒆́𝒒𝒖𝒊𝒑𝒆́ 𝒆𝒕 𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒂 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒕𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒔𝒑𝒆𝒄𝒕𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒆𝒄𝒉𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒓𝒕𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒃𝒍𝒆̀𝒎𝒆 𝒏𝒆́ 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒄𝒊𝒆́𝒕𝒆́, 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒍𝒆𝒙𝒆 𝒔𝒐𝒊𝒕-𝒊𝒍, 𝒕𝒓𝒐𝒖𝒗𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂̀ 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒊𝒑𝒍𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒔𝒆𝒓𝒐𝒏𝒕 𝒍𝒐𝒈𝒆́𝒆𝒔 𝒂𝒖 𝒏𝒊𝒗𝒆𝒂𝒖 𝒅𝒆 𝒄𝒆 𝒍𝒂𝒃𝒐𝒓𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒑𝒍𝒖𝒓𝒊𝒅𝒊𝒔𝒄𝒊𝒑𝒍𝒊𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆.

La Journée Internationale de la Biodiversité est, une journée, créée en 1993 par les Nations unies et fixée au 22 mai depuis 2000. Cette campagne mondiale, menée par l’assemblée générale des Nations unies, sensibilise les citoyens à la richesse des espèces végétales et animales sur Terre. L’édition 2026 est célébrée sous le thème : « 𝑨𝒈𝒊𝒓 𝒍𝒐𝒄𝒂𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒖𝒏 𝒊𝒎𝒑𝒂𝒄𝒕 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒊𝒂𝒍 ». et souligne le rôle des initiatives locales, des citoyens et des communautés dans l’atteinte des grands objectifs mondiaux de protection du vivant.

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