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Burkina : Le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Adjima Thiombiano devant la Commission CGSASH de l’ALP 

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation , le Pr Adjima THIOMBIANO a été entendu conjointement avec le ministre chargé de l’enseignement de base par la Commission Genre, Santé et Actions Sociale et Humanitaire (CGSASH) de l’ Assemblée Législative du Peuple (ALP), le mardi 1er septembre 2026 à Ouagadougou.Cette audition entre dans le cadre d’une mission d’information que la Commission effectue du 1er au 15 septembre 2026 sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement et de la formation professionnelle et Technique (EFPT) au Burkina Faso.

Les initiatives et actions favorisant l’insertion professionnelle, les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et les perspectives, les relations entretenues entre le MESRI et celui de l’emploi chargé de la politique de l’insertion professionnelle et du MESPFT et des propositions à l’endroit de la représentation nationale pour une meilleure insertion professionnelle des diplômés des filières scientifiques et techniques, sont les questions que le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a abordées face à la Commission Genre, Santé et Actions Sociale et Humanitaire (CGSASH) de l’ Assemblée Législative du Peuple (ALP).

Pour le Pr Adjima THIOMBIANO ces questions s’inscrivent en droite ligne avec la vision des plus hautes autorités qui ont instruit afin de trouver un mécanisme et des stratégies pour faire de la jeunesse un moteur de développement économique de notre pays. «La mission qui nous est assignée c’est de résoudre ce déphasage entre le marché de l’emploi et les curricula et sylabbi qui étaient enseignés dans nos structures de formation », a-t-il indiqué.
En la matière, il a relevé de nombreux acquis qui ont été engrangés en termes de réformes dans le cadre normatif et académique.

Ces réformes adoptées s’appuient essentiellement sur l’Initiative Présidentielle pour une Éducation de Qualité pour Tous (IPEQ) qui met en avant les formations professionnelles et techniques. Il s’agit entre autres de l’élaboration d’un référentiel de formation prioritaire pour le Burkina et de l’adoption de la carte universitaire qui visent un meilleur arrimage entre la formation et le marché de l’emploi.« 𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐬𝐬é 𝐫é𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐁𝐚𝐜 𝐩𝐫𝐨 𝐞𝐭 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐥 à 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐧𝐨𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭é𝐬. 𝐀 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐫é𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬, 𝐝é𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐜𝐡𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐢è𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐧𝐨𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭é𝐬», a-t-il souligné.

Avec l’adoption de la carte universitaire, le paysage de la formation et de l’enseignement supérieur et de la recherche au niveau du Burkina a été organisé en spécialisant chaque université ou centre universitaire dans lequel on retrouve tous les domaines, toutes les mentions et toutes les spécialités. «𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐢 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐞𝐳 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭é 𝐋é𝐝é𝐚 𝐁𝐞𝐫𝐧𝐚𝐫𝐝 𝐎𝐮𝐞́𝐝𝐫𝐚𝐨𝐠𝐨, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧é 𝐮𝐧 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐠𝐫𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐧𝐭é, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐥𝐚 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧. 𝐀 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭é 𝐘𝐞𝐦𝐛𝐢𝐥𝐚 𝐀𝐛𝐝𝐨𝐮𝐥𝐚𝐲𝐞 𝐓𝐨𝐠𝐮𝐲𝐢𝐞́𝐧𝐢, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐮𝐫𝐫𝐢𝐜𝐮𝐥𝐚 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐢𝐬𝐦𝐞, 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 à 𝐁𝐚𝐧𝐟𝐨𝐫𝐚, 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 é𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐧 𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐞𝐬…𝐒𝐢 𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐏𝐨𝐥𝐲𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐎𝐮𝐚𝐠𝐚𝐝𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮 , 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐠é𝐧𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐩é𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐭é𝐬. 𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐛𝐬𝐨𝐫𝐛𝐞𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐁𝐚𝐜 𝐩𝐫𝐨 𝐞𝐭 𝐁𝐚𝐜 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝’𝐞𝐮𝐱 à 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭é𝐬 , 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩é𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 », a expliqué le ministre.

A cela s’ajoute la relecture des curricula en vue de leur endogénéisation dès la prochaine rentrée académique.Elle prend en compte l’entreprenariat et l’introduction des langues nationales. 08 filières professionnelles et techniques ont été également créées et seront opérationnelles à partir de la prochaine rentrée académique. «𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐮𝐫𝐨𝐧𝐬 à 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭é 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐊𝐈-𝐙𝐄𝐑𝐁𝐎, 𝐥’𝐚𝐮𝐝𝐢𝐨𝐯𝐢𝐬𝐮𝐞𝐥, 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐦é𝐝𝐢𝐚𝐬, 𝐚𝐮 𝐧𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭é 𝐍𝐚𝐳𝐢 𝐁𝐨𝐧𝐢, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐮𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐯é𝐡𝐢𝐜𝐮𝐥𝐞 é𝐥𝐞𝐜𝐭𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐥𝐢è𝐫𝐞 𝐟𝐫𝐨𝐢𝐝 𝐞𝐭 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧. 𝐀 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭é 𝐍𝐨𝐫𝐛𝐞𝐫𝐭 𝐙𝐎𝐍𝐆𝐎, 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐥𝐢è𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐮𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐝é𝐣à 𝐨𝐩é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 », a souligné le Pr Adjima THIOMBIANO.

L’Université Yembila Abdoulaye Toguyiéni va également accueillir une filière de topographie et l’ École Normale Supérieure, des filières en lien avec les métiers du bois et la maintenance audiovisuelle. A l’Université Nazi Boni , il est également prévu la création de l’institut des sciences et médecine vétérinaires, a ajouté le ministre. En plus de ces réformes, un changement institutionnel a été opéré dans toutes les Institutions d’Enseignement Supérieur et de Recherche (IESR) avec désormais un encrage institutionnel à travers la création de nouvelles directions spécialisées telles que la direction de la professionnalisation et de l’entreprenariat et la direction de la prospective et des relations université-entreprise, a précisé le ministre.

Le Programme d’incubation de Technologies et de Valorisation Agricole (PITVA) est aussi et surtout l’une des réformes majeures mises en œuvre dans le cadre de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés dans notre pays. A ce sujet, plus de 138 étudiants issus de la première et de la deuxième cohorte ont été formés avec à l’affiche 108 entreprises créées, se réjouit le Pr Adjima THIOMBIANO. On note également d’autres initiatives telles Top Vacance VEVA et l’initiative «les Etudiants Nourrissent les Etudiants» qui permet de sécuriser le circuit d’écoulement des productions des étudiants et surtout de les former dans le domaine agricole. Dans cette perspective, chaque université a été instruite de mettre en place un site d’incubation afin d’accroître l’encadrement des jeunes diplômés et de favoriser leur insertion professionnelle.

On note aussi le renforcement des capacités de plus de 1300 acteurs du secteur informel au niveau du CNRST notamment dans la production animale. En terme de collaboration, le ministre en charge de l’enseignement supérieur a souligné que son département entretient des rapports de partenariat avec celui en charge de l’emploi , de l’agriculture et le secteur privé.« 𝐀 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐮𝐛𝐞́𝐬, 𝐜𝐡𝐚𝐜𝐮𝐧 𝐚 𝐫𝐞𝐜̧𝐮 𝐮𝐧 𝐤𝐢𝐭 𝐞𝐭 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱, 𝐨𝐧 𝐚 𝐩𝐮 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐜𝐮𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐮𝐛𝐞́𝐬 𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐦𝐢𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐞́𝐭𝐮𝐝𝐢𝐚𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞, 𝐮𝐧 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐞𝐦𝐛𝐥𝐚𝐯𝐞́, 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐫𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐬’𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝐫𝐚𝐜𝐡𝐞𝐭𝐞𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧. 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐞𝐫 𝐜𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 », a indiqué le ministre.

La mise en place de ces réformes rencontre , cependant des difficultés liées au financement. Et pour cela, il a plaidé auprès de la représentation nationale afin qu’une ligne budgétaire soit dédiée à des projets phares. En perspective, le Pr Adjima THIOMBIANO espère vivement que la relecture actuelle des curricula et surtout leur endogénéisation permettra de régler définitivement le décalage entre la formation au niveau supérieur et le marché de l’emploi, dans un esprit de renforcement du partenariat avec le secteur privé.

𝐃𝐂𝐑𝐏-𝐌𝐄𝐒𝐑𝐈

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