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Burkina-Hadj 2027: De nouvelles mesures pour mieux organiser le pèlerinage à la Mecque 

Le Burkina Faso prépare l’édition 2027 du pèlerinage à La Mecque avec l’ambition de consolider les réformes engagées depuis l’année dernière. Nouvelle plateforme d’inscription, formation des acteurs, regroupement des agences, restauration, transport aérien et suivi sanitaire sont au cœur du dispositif annoncé par les autorités. La cérémonie de lancement a eu lieu ce 29 septembre à Ouagadougou présidée par le ministre de l’Administration territoriale de la Mobilité , représenté par son conseiller technique. 

Après les enseignements tirés de l’édition 2026, les autorités burkinabè veulent franchir un nouveau cap dans l’organisation du hadj. Le dispositif présenté ce 29 septembre 2026 à Ouagadougou mise sur une meilleure coordination des acteurs et une amélioration des conditions de séjour des pèlerins. Les orientations ont été exposées dans un discours du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, lu par son conseiller technique,  Sibiri de Issa Ouédraogo. L’édition 2027 se tient, selon le ministre d’Etat, « dans un contexte de consolidation des acquis de la mise en œuvre des réformes introduites l’année dernière dans l’organisation du hadj au Burkina Faso ».

Cette nouvelle organisation découle du décret portant règlementation du pèlerinage religieux. Elle confie à l’Etat, à travers le Comité national d’organisation du pèlerinage à La Mecque (CNOPM), plusieurs responsabilités, notamment le recrutement des candidats au pèlerinage et le choix des prestataires de service en Arabie Saoudite. Après son inscription, chaque candidat opte pour une agence de son choix en vue de son encadrement. L’Etat peut également déléguer certaines de ses missions aux agences de voyage et de tourisme. Plusieurs textes ont ainsi été élaborés ou relus afin d’assurer une cohérence du dispositif juridique, notamment le cahier de charges applicable aux agences de voyage et de tourisme et l’arrêté interministériel portant organisation du pèlerinage à La Mecque. Sur le plan technique, une nouvelle plateforme a été créée pour faciliter l’inscription des pèlerins, au regard des difficultés rencontrées lors de l’édition précédente. Des rencontres d’information et de formation sont également prévues pour permettre aux acteurs de mieux maîtriser les différentes étapes du processus. Une campagne d’information sera menée auprès de l’opinion nationale, des acteurs et des futurs pèlerins sur les changements intervenus, les procédures d’inscription et les conditions de participation au pèlerinage.

L’organisation prévoit aussi une formalisation des regroupements des agences en fonction du nombre de pèlerins enrôlés. Cette disposition doit contribuer à améliorer les conditions de séjour, notamment en matière d’hébergement et de transport, tout en favorisant une meilleure coordination. La formation de tous les acteurs impliqués dans l’organisation du hadj est également instituée. Des formateurs seront formés en novembre prochain à Djeddah avant de former à leur tour les autres acteurs. La restauration à Médine et à la Mecque, intégrée au coût global du hadj lors de l’édition 2026, sera maintenue.

« Après une expérimentation concluante de l’intégration des coûts de la restauration à Médine et à la Mecque dans le coût global du hadj l’année dernière, il sera maintenu cette initiative pour le bonheur des pèlerins à l’édition du hadj 2027. ».Concernant le prix du pèlerinage, les futurs candidats devront encore patienter. « Pour l’édition 2027, à titre provisoire, le coût du hadj vous sera communiqué en temps opportun. », a soutenu le représentant du ministre en charge des cultes. Pour le transport aérien, des concertations ont été menées avec les partenaires et un transporteur désigné.

« La compagnie national Air Burkina, conformément à la règlementation assurera comme à l’édition passée, le transport aérien de nos pèlerins. », a-t-il soutenu .Sur le plan sanitaire, le certificat d’aptitude demeure exigé pour tout candidat au pèlerinage à la Mecque. Le ministre d’Etat a enfin appelé les acteurs à renforcer la synergie d’action et à « privilégier l’intérêt du pèlerin ».

Revenant sur les difficultés de l’édition 2026, il a déclaré « au regard des velléités de sabotage enregistrées à l’édition 2026, je mets fermement en garde tout éventuel candidat à ces pratiques honteuses aux antipodes des valeurs islamiques et de la dynamique enclenchée par le Camarade capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, Chef de l’Etat ». Et de prévenir « Toute tentative sera réprimée sévèrement à la hauteur du forfait. ».

Djamal Ouédraogo/LA PLUME

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