Dapélgo: Adja Zoenabo Yaogo annonce une journée de guérison et de prières le 11 octobre à Nabiyiiri

A Nabiyiiri, dans la commune rurale de Dapélogo, Adja Zoenabo Yaogo a annoncé hier la tenue, le 11 octobre 2026, d’une activité destinée aux personnes à la recherche de guérison, de mariage, d’enfantement ou confrontées à diverses difficultés. Présentée comme une journée de soins et de prières, la rencontre devrait débuter à 9 heures et se poursuivre selon le temps nécessaire à la prise en charge des participants. À la veille de ce rendez-vous, elle a également répondu aux critiques formulées sur les réseaux sociaux contre certaines guérisseuses, parfois accusées d’escroquerie ou d’arnaque.
Nabiyiiri s’apprête à vivre un évènement que ses habitants et les visiteurs attendus pourraient difficilement oublier. Le dimanche 11 octobre, ce village de la commune de Dapélogo sera au centre d’un rassemblement annoncé autour de la guérison et de la prière. À l’initiative d’Adja Zoenabo Yaogo, des personnes venues avec des préoccupations diverses sont invitées à se retrouver à partir de 9 heures pour « demander ensemble la guérison à Dieu ». La promotrice de la rencontre veut en faire un moment ouvert à tous ceux qui espèrent une amélioration de leur situation.
« Tous ceux qui souhaitent se faire soigner peuvent venir pour que l’on demande ensemble la guérison à Dieu. On dit que l’homme ne doit jamais être fatigué de demander à Dieu », explique-t-elle. Les demandes peuvent, selon elle, concerner aussi bien la guérison que le mariage, l’enfantement ou la recherche de richesse. Adja Zoenabo Yaogo affirme que son travail commence par la recherche de ce qu’elle considère comme la cause du mal. « Pour soigner, je vais d’abord chercher à connaître la cause de la maladie. Certains viennent et la cause est un empoisonnement. Je peux le soigner et, quand je vais commencer mon travail, il va rejeter le poison », soutient-elle.
Elle évoque également les personnes qui viennent pour des problèmes qu’elle associe aux djinns, ainsi que celles confrontées à des difficultés de conception, à des problèmes de virilité ou à diverses douleurs. «D’autres viennent parce qu’ils ont des djinns. Je commence mon travail et le djinn peut quitter le corps de la personne ou sa vie. Et d’autres viennent parce qu’ils ont des problèmes pour concevoir et d’autres parce qu’ils ne sont pas virils, des douleurs aux pieds, des douleurs au cœur. Il y a tellement de maux que je ne peux pas tout citer », affirme-t-elle. Pour elle, le rendez-vous du 11 octobre permettra également aux visiteurs de constater par eux-mêmes ce qu’elle présente comme les résultats de son activité.
« Dieu a fait en sorte que nous n’ayons pas les mêmes destinées. Mais celui qui vient saura ce que Dieu m’a donné comme pouvoir, qui est un vrai pouvoir et non du faux, parce que celui qui vient verra de ses propres yeux », déclare-t-elle. Elle cite notamment des béquilles conservées sur les lieux. « Vous qui êtes là, si vous regardez au niveau de l’hangar, vous verrez des béquilles. Ce sont des gens qui sont venus avec ces béquilles parce qu’ils ne pouvaient plus marcher sans elles. Je les ai soignés et ils sont repartis en les laissant ici », témoigne-t-elle. Elle assure par ailleurs avoir pris en charge un grand nombre de personnes. « J’ai soigné tellement de personnes que je ne saurais les dénombrer. Plusieurs personnes sont témoins de ce que je fais », affirme-t-elle. Sur les réseaux sociaux, certaines personnes qui exercent des activités similaires sont parfois qualifiées d’« escrocs » ou d’« arnaqueuses ».
Interrogée sur ces critiques, Adja Zoenabo Yaogo ne prétend pas parler à la place de celles qui sont visées. «Pour ceux qui parlent sur les réseaux, peut-être qu’ils ont des preuves. Parce que Dieu a fait en sorte que chacun ait un pouvoir et une destinée. Ce qui fait que ce n’est pas pareil », répond-elle. Elle insiste toutefois sur sa propre manière de procéder et assure ne pas fixer de rémunération à ceux qui viennent la consulter. « Depuis que je suis là, quand je soigne, je ne demande pas de bien en retour. Tout dépend de ce que la personne veut bien me donner », explique-t-elle. Selon elle, celui qui considère son aptitude comme un don de Dieu doit avant tout se préoccuper d’aider son prochain. « Quand tu penses que Dieu t’a donné le pouvoir et la capacité sans te donner de l’argent, dans le but que tu soignes les gens sur cette terre, ne demande rien en retour et tu auras aussi ta part chez Dieu », estime-t-elle.
Adja Zoenabo Yaogo met également son activité en relation avec ses prières pour le Burkina Faso. « Je fais d’abord des bénédictions et prières pour que Dieu permette le retour de la paix et donne la longévité au président du Faso. Que Dieu donne la force aux militaires, policiers, aux gendarmes et aux VDP qui sont au front pour qu’ils continuent de combattre », dit-elle.
Le programme du 11 octobre ne prévoit pas d’heure précise pour la fin. « Nous ne pouvons pas nous prononcer sur l’heure de la fin, parce que nous pouvons prendre du temps», précise-t-elle. Elle appelle donc les personnes intéressées à faire le déplacement à Nabiyiri afin de soumettre leurs différentes préoccupations et de participer à cette démarche collective de prière. L’engagement d’Adja Zoenabo Yaogo ne se limite toutefois pas à cette rencontre annoncée.Dans un geste de soutien à l’effort national, elle a également apporté sa contribution à Faso Mêbo. Elle a offert deux tonnes de ciment et des bidons d’huile au siège de l’initiative le 25 septembre dernier.
Djamal Ouédraogo/LA PLUME



