Démolition des ralentisseurs: « Les entrées des agglomérations ne seront pas concernées »

La Direction Générale de l’Entretien des Infrastructures des Transports (DGEIT) a animé une conférence de presse ce samedi 7 décembre 2024 à Ouagadougou pour informer la population sur la campagne de démolition des ralentisseurs de vitesse non conformes, qui mettent en danger la vie des usagers et causent des dommages importants aux infrastructures routières.
Lors de la conférence, le DG de l’Entretien des infrastructures des transports, Salfo Pacéré, a expliqué qu’ils dénombrent plusieurs ralentisseurs érigés sans respecter aucune norme. « En septembre 2023, la DGER a entrepris la démolition de ces ralentisseurs sur certains axes routiers avec l’accompagnement du Ministre des Infrastructures, des gouverneurs des régions concernées et des PDS des localités traversées. Cependant, force est de constater que cette opération n’a pas permis de démolir tous les ralentisseurs hors normes », a-t-il indiqué. Il a déclaré que la présente campagne de démolition est une mesure stratégique dictée par la volonté du gouvernement de renforcer la sécurité routière, de préserver les infrastructures et de réduire les dommages occasionnés par certains équipements inadaptés.

Selon le DG, les objectifs de cette mesure sont la suppression des ralentisseurs de vitesse non conformes qui mettent en danger la vie des usagers et causent des dommages importants aux infrastructures routières, ainsi que la mise en place d’alternatives plus sécuritaires et durables dans les nouvelles constructions ou lors des réhabilitations et des entretiens périodiques, pour garantir un trafic fluide et sécurisé sur le réseau routier bitumé tout en préservant l’intégrité des infrastructures. Poursuivant ses propos, il a précisé que, contrairement à ce qui pourrait être perçu, cette opération ne concernera pas l’ensemble du réseau routier bitumé.

« Certaines zones spécifiques, notamment les entrées des agglomérations, ne seront pas concernées », a-t-il confié, citant la route nationale 1 et les localités comme Tanghin-Dassouri, Sabou, et Boromo. À l’en croire, la campagne sera conduite de manière méthodique, en collaboration avec les collectivités locales et les usagers de la route. « Une communication préalable et une sensibilisation active seront menées auprès des populations riveraines pour expliquer la démarche et garantir leur adhésion », a-t-il souligné.

M. Pacéré a annoncé qu’en lieu et place des ralentisseurs classiques, des bandes sonores seront progressivement intégrées dans les travaux de construction, de réhabilitation et d’entretien périodique des routes, en précisant que ces dispositifs sont conformes aux normes internationales et garantissent un ralentissement efficace sans endommager les véhicules ni les infrastructures. Il a conclu qu’au niveau du calendrier et de l’organisation, une première phase pilote sera lancée dans les zones identifiées comme prioritaires. Des équipes techniques seront mobilisées pour évaluer les dispositifs existants et initier leur suppression là où cela s’avère nécessaire. Les concertations avec les autorités locales et les usagers seront intensifiées pour garantir une mise en œuvre harmonieuse.
Adjaratou Séré (Stagiaire)
LA PLUME



