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Université Nazi Boni : Le Pr Adjima Thiombiano satisfait du progrès dans la résorption des retards académiques

Ce lundi 13 octobre 2025, l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé (INSSA) de l’Université Nazi Boni (UNB) a accueilli une conférence de presse animée par le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima Thiombiano. L’objectif de cette rencontre était de faire le point sur la rentrée universitaire 2025-2026 et d’évaluer les avancées réalisées dans la résorption des retards académiques au sein des universités publiques du Burkina Faso.

Le Présidium à l’ouverture de la Conférence de presse

Le ministre a dressé un bilan jugé positif et encourageant, même si, selon lui, des efforts supplémentaires restent à fournir pour atteindre une normalisation totale du calendrier académique. « L’objectif, c’est d’arriver au sommet. Pour cela, il nous faut consolider les acquis, éviter toute rechute et poursuivre les efforts entrepris », a déclaré le Pr Thiombiano.

Des résultats en nette amélioration

À la date du 31 juillet 2025, 86,29 % des filières universitaires étaient déjà normalisées. Grâce à la mobilisation exceptionnelle des acteurs du monde universitaire, enseignants, étudiants et personnels administratifs qui ont accepté de poursuivre les activités pédagogiques pendant les vacances, ce taux est passé à 92,52 % au 30 septembre 2025. Concrètement, sur les 321 filières que comptent les Institutions d’Enseignement Supérieur et de Recherche (IESR), 297 sont désormais à jour, contre 24 encore en retard, soit 7,48 %.

Le ministre Thiombiano a salué le sens du sacrifice et l’esprit patriotique des acteurs universitaires, ainsi que les efforts consentis par l’État à travers la construction et la réhabilitation d’infrastructures pédagogiques, l’équipement des laboratoires et d’autres actions d’appui.

Les universités encore concernées par les retards

Certaines universités poursuivent encore le processus de normalisation. Il s’agit notamment de :

l’Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ), avec 13 filières à normaliser (20 %) ;

l’Université Nazi Boni (UNB), avec 5 filières (6,49 %) ;

l’Université Norbert Zongo (UNZ), avec 4 filières (5,71 %) ;

l’Université Thomas Sankara (UTS) et l’Université Virtuelle du Burkina Faso (UV-BF), avec chacune 1 filière à normaliser. En revanche, plusieurs institutions affichent désormais des années académiques totalement normalisées. C’est le cas de l’École Polytechnique de Ouagadougou (EPO), de l’École Normale Supérieure (ENS), de l’Université Lédéa Bernard Ouédraogo (ULBO), de l’Université Yembila Abdoulaye Toguyeni (UYAT) et de l’Université Daniel Ouézzin Coulibaly (UDOC).

Une dynamique à poursuivre

À en croire au Pr Adjima Thiombiano, ces résultats traduisent les fruits des réformes engagées entre 2023 et 2025 pour corriger les retards et les chevauchements d’années académiques. Le Pr Thiombiano a réaffirmé l’engagement du gouvernement à maintenir la dynamique afin d’atteindre, à court terme, 100 % de filières normalisées dans l’ensemble des universités publiques du Burkina Faso.

Une nouvelle année académique sous le signe de la réforme et de l’excellence

Pour l’année académique 2025-2026, les cours ont déjà débuté dans la majorité des universités publiques du pays depuis le mois d’octobre. Cette rentrée marque une étape importante dans la mise en œuvre de la carte universitaire nationale, un instrument stratégique qui vise à faire de chaque université un pôle d’excellence dans un domaine spécifique de formation et de recherche.

La presse

Selon le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, cette réforme permettra de mieux répartir les offres de formation, d’optimiser les ressources disponibles et de renforcer la spécialisation des établissements d’enseignement supérieur à travers le territoire. Par ailleurs, de nouveaux régimes d’études Licence, Master et Ingénieur (LMI) entreront en vigueur au cours de cette année universitaire. Ces régimes ont été révisés et améliorés afin de mieux répondre aux exigences du marché du travail et de garantir une formation plus compétitive, performante et adaptée aux réalités actuelles. L’objectif, selon le Pr Thiombiano, est de faire en sorte que les résultats des réformes entreprises se traduisent par des bénéfices concrets pour les étudiants, les enseignants et la société tout entière, en favorisant l’employabilité, la qualité de l’enseignement et la valorisation des compétences nationales.

Avec notre correspondant à Bobo-Dioulasso

Dougoutigui

LA PLUME

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